Juste un mot encore, entre nous, te monte pas trop la tête sur la productivité en France : En taux horaire, c'est l'une des plus élevées au monde -loin devant les States, par exemple.
Normal, en France, sont exclus du marché du travail les jeunes, les vieux, les étrangers et ceux qui né sont pas assez productifs pour qu'un patron accepte de dépenser pour eux un SMIC chargé. Tu m'étonnés que la productivité soit élevée, pour ceux qui survivent à un tel écrèmage malthusien et eugéniste.
mercredi 23 juin 2010
L'Islam et les libertariens - A. Laurent
les libertariens qui ne se soucient pas de l'Islam ne se préoccupent que du marché libre.
Ils ne pensent pas que certaines idéologies ne son pas solubles dans le marché. Or il en existe pas que le marché, il y a l'ordre culturel.
Les idées mènent le monde, non les relations de marché. Le libéralisme est le produit d'idée.
Les questions anthropologiques : il suffit d'un libre-échange pour que la paix règne sans partage.
Ils ne pensent pas que certaines idéologies ne son pas solubles dans le marché. Or il en existe pas que le marché, il y a l'ordre culturel.
Les idées mènent le monde, non les relations de marché. Le libéralisme est le produit d'idée.
Les questions anthropologiques : il suffit d'un libre-échange pour que la paix règne sans partage.
Rationalité économiques limitée
les gens n'attendent qu'une seule chose du politique : qu'il se présente comme gentil, comme "je ne vais pas refaire Auchwist". Tout le reste, les privations de liberté, de salaires, la bureaucartie européenne etc. Ils s'en tapent.
Ils aiment l'Europe sans se soucier de la bureaucratie qu'il y a derrière, mais parce que l'Europe-Unis est une utopie comme une autre ; un rêve de paix etc.
Il n'y a aucune rationalité des agents, ils désirent ce qui apaisent leur trouble ; et ne s'interesse plus à leur argent, au gaspillage car la machine est désormais trop compliqué ; et que s'y intéressé veut dire qu'on doute de l'efficacité du pouvoir à faire le Bien. Et ça, c'est la limite.
Ils aiment l'Europe sans se soucier de la bureaucratie qu'il y a derrière, mais parce que l'Europe-Unis est une utopie comme une autre ; un rêve de paix etc.
Il n'y a aucune rationalité des agents, ils désirent ce qui apaisent leur trouble ; et ne s'interesse plus à leur argent, au gaspillage car la machine est désormais trop compliqué ; et que s'y intéressé veut dire qu'on doute de l'efficacité du pouvoir à faire le Bien. Et ça, c'est la limite.
Pétain et les retraites
René Belin, l’ancien dirigeant de la CGT nommé par le maréchal Pétain secrétaire d’Etat au Travail, met lui-même les points sur les i :
« Les cotisations destinées à la couverture du risque « vieillesse », explique-t-il, ne donneront plus lieu à un placement, mais seront utilisées au fur et à mesure de leurs rentrées dans les caisses pour le service des pensions. »
On trouve dans les archives de cette époque un commentaire qui indique clairement qu’il était « dans les intentions de certaines administrations de consommer les capitaux eux-mêmes » qui avaient été accumulés et « qui seraient peu à peu liquidés. » Compte tenu de l’extrême misère engendrée par l’Occupation, il n’y avait peut-être pas d’autres moyens d’empêcher un certain nombre de personnes âgées de mourir de faim.
Après un tel pillage, le résultat final ne pouvait être autre que celui que décrit dans ses Souvenirs Pierre Laroque [1], le « père » de la Sécurité sociale :
« Les caisses dépositaires de ces capitaux se trouvent, du fait de la couverture de l’Allocation aux Vieux Travailleurs salariés, à peu près exsangues en 1944, ne conservant que quelques immeubles de rapports ».
Il est très facile de supprimer la capitalisation pour passer à la répartition. On peut puiser dans les réserves précédemment constituées pour compléter la retraite des vieux au cas où les cotisations seraient insuffisantes. C’est ce qu’a fait le maréchal Pétain de 1941 à 1944. Par contre, la réforme d’un régime de répartition pour faire place à plus de capitalisation, est beaucoup plus ardue, et c’est l’une des difficultés de la situation d’aujourd’hui. Le versement des cotisations ne peut en effet être arrêté, sauf à priver les retraités de leur subsistance Chaque gouvernement refilant la « patate chaude » à son successeur depuis 69 ans, on est arrivé cette fois au bout du système, les « actifs » d’aujourd’hui condamnés à payer deux fois : pour les retraités actuels et pour leurs propres retraites. Cette double peine survient au moment même où la crise financière conduit à une augmentation inéluctable des impôts.
« Les cotisations destinées à la couverture du risque « vieillesse », explique-t-il, ne donneront plus lieu à un placement, mais seront utilisées au fur et à mesure de leurs rentrées dans les caisses pour le service des pensions. »
On trouve dans les archives de cette époque un commentaire qui indique clairement qu’il était « dans les intentions de certaines administrations de consommer les capitaux eux-mêmes » qui avaient été accumulés et « qui seraient peu à peu liquidés. » Compte tenu de l’extrême misère engendrée par l’Occupation, il n’y avait peut-être pas d’autres moyens d’empêcher un certain nombre de personnes âgées de mourir de faim.
Après un tel pillage, le résultat final ne pouvait être autre que celui que décrit dans ses Souvenirs Pierre Laroque [1], le « père » de la Sécurité sociale :
« Les caisses dépositaires de ces capitaux se trouvent, du fait de la couverture de l’Allocation aux Vieux Travailleurs salariés, à peu près exsangues en 1944, ne conservant que quelques immeubles de rapports ».
Il est très facile de supprimer la capitalisation pour passer à la répartition. On peut puiser dans les réserves précédemment constituées pour compléter la retraite des vieux au cas où les cotisations seraient insuffisantes. C’est ce qu’a fait le maréchal Pétain de 1941 à 1944. Par contre, la réforme d’un régime de répartition pour faire place à plus de capitalisation, est beaucoup plus ardue, et c’est l’une des difficultés de la situation d’aujourd’hui. Le versement des cotisations ne peut en effet être arrêté, sauf à priver les retraités de leur subsistance Chaque gouvernement refilant la « patate chaude » à son successeur depuis 69 ans, on est arrivé cette fois au bout du système, les « actifs » d’aujourd’hui condamnés à payer deux fois : pour les retraités actuels et pour leurs propres retraites. Cette double peine survient au moment même où la crise financière conduit à une augmentation inéluctable des impôts.
Fluctuations monétaires étatiques
Lorsque l’état prétend enrichir ses citoyens en affaiblissant sa monnaie pour "renforcer les exportations", il commet une erreur de raisonnement classiquement connue sous le nom d’erreur "mercantiliste".
Il y a des centaines de raisons qui poussent chaque jour des millions d’individus à vouloir vendre une devise pour en acheter un autre. Chaque mouvement modifie l’équilibre de l’offre et de la demande des monnaies. Il résulte de tous ces mouvements un prix, un prix de marché, pour chaque monnaie par rapport aux autres.
Les marchés étant imparfaits, le "prix de marché" de l’Euro/dollar ne peut
être considéré comme "le juste prix" à un instant donné. En effet, tous les acteurs de marché ne disposent pas de la même information au même moment, et tous ne donnent pas la même valeur à la même information. Ces asymétries de l’information expliquent qu’il puisse y avoir des variations de court terme assez fortes des monnaies les unes par rapport aux autres, alors qu’en une semaine ou un mois, les fondamentaux économiques relatifs de deux zones économiques ne changent guère.
Mais du fait que l’état n’est pas plus capable que n’importe quel analyste financier de modéliser les millions d’informations agrégeant la totalité des transactions, il ne pourra pas déterminer un "meilleur" prix de la monnaie que celui formé par un marché libre.
Cela parait totalement contre intuitif, mais exporter ne nous enrichit pas directement. Exporter, c’est exporter le fruit de notre travail pour en faire profiter d’autres, c’est donc un appauvrissement. Mais c’est le prix à payer pour pouvoir nous permettre de nous enrichir en important à notre tour ce que le travail des autres produit de meilleur. La présence d’une frontière n’est d’ailleurs pas nécessaire pour rendre valide ce raisonnement : les échanges entre Nantes et Rennes obéissent exactement à la même logique.
Une fois cette considération comprise, considérez la réponse à la question suivante : serons nous mieux portants et matériellement plus riches si nous exportons grâce à notre productivité élevée, où grâce à notre monnaie faible ?
Posée ainsi, la réponse à cette question est évidente : il vaut mieux que notre pouvoir d’exporter vienne de ce que nous soyons productifs et bien portants avec une monnaie forte qui nous donne un pouvoir d’achat vis à vis de l’extérieur (importation de biens, ou tourisme, ou achats d’actifs étrangers) élevé.
A l’inverse, lorsque l’on regarde la politique chinoise d’arrimage du Yuan RMB au dollar, qui tend donc à maintenir artificiellement bas le cours du RMB, on ne peut que constater qu’elle a privé les salariés chinois d’une partie des fruits de leurs efforts pour offrir une offre compétitive en empêchant que les yuans qu’ils touchent pour leur effort ne s’apprécient et ne leurs permettent d’importer plus.
Si les possesseurs d’entreprises exportatrices y trouvent leur compte - Le nombre de millionnaires chinois explose -, la petite main chinoise reste d’une certaine façon enchaînée à une monnaie faible qui l’empêche de bénéficier de la juste part de son effort : une politique volontariste de monnaie faible favorise donc une confiscation des bénéfices tirés de l’échange au profit du marchand et au détriment de ses employés, d’où l’adjectif "mercantiliste" qui y est rattachée. L’affaiblissement de la monnaie par l’état n’est que la perpétuation d’une forme "soft" de l’esclavage...
François Fillon a tort d’affirmer que la baisse de l’Euro est une bonne nouvelle. Elle n’est que la traduction d’une prise de conscience d’une perte de compétitivité de la zone euro et de ses actifs par rapport à ceux d’autres zones monétaires. La baisse de la monnaie, si elle constitue un ajustement indispensable à cette nouvelle donne, n’est pas une bonne nouvelle, mais le symptôme d’une faiblesse désormais clairement identifiée.
Il n’y a pas de juste prix d’une monnaie. Le meilleur prix serait celui qui résulterait des besoins réciproques d’échanges privés entre deux zones monétaires, et de la capacité des producteurs de chaque zone à satisfaire ces besoins d’échange dans les meilleurs rapports qualité prix possibles. Lorsque les états tentent de distordre ce prix résultant des échanges libres, ils ne font qu’introduire des effets d’aubaine pour certains groupes au détriment d’autres, et empêchent les économies de s’adapter de la meilleure façon aux variations relatives de productivité qu’une libre fluctuation des monnaies les unes par rapport aux autres révèlerait.
Il y a des centaines de raisons qui poussent chaque jour des millions d’individus à vouloir vendre une devise pour en acheter un autre. Chaque mouvement modifie l’équilibre de l’offre et de la demande des monnaies. Il résulte de tous ces mouvements un prix, un prix de marché, pour chaque monnaie par rapport aux autres.
Les marchés étant imparfaits, le "prix de marché" de l’Euro/dollar ne peut
être considéré comme "le juste prix" à un instant donné. En effet, tous les acteurs de marché ne disposent pas de la même information au même moment, et tous ne donnent pas la même valeur à la même information. Ces asymétries de l’information expliquent qu’il puisse y avoir des variations de court terme assez fortes des monnaies les unes par rapport aux autres, alors qu’en une semaine ou un mois, les fondamentaux économiques relatifs de deux zones économiques ne changent guère.
Mais du fait que l’état n’est pas plus capable que n’importe quel analyste financier de modéliser les millions d’informations agrégeant la totalité des transactions, il ne pourra pas déterminer un "meilleur" prix de la monnaie que celui formé par un marché libre.
Cela parait totalement contre intuitif, mais exporter ne nous enrichit pas directement. Exporter, c’est exporter le fruit de notre travail pour en faire profiter d’autres, c’est donc un appauvrissement. Mais c’est le prix à payer pour pouvoir nous permettre de nous enrichir en important à notre tour ce que le travail des autres produit de meilleur. La présence d’une frontière n’est d’ailleurs pas nécessaire pour rendre valide ce raisonnement : les échanges entre Nantes et Rennes obéissent exactement à la même logique.
Une fois cette considération comprise, considérez la réponse à la question suivante : serons nous mieux portants et matériellement plus riches si nous exportons grâce à notre productivité élevée, où grâce à notre monnaie faible ?
Posée ainsi, la réponse à cette question est évidente : il vaut mieux que notre pouvoir d’exporter vienne de ce que nous soyons productifs et bien portants avec une monnaie forte qui nous donne un pouvoir d’achat vis à vis de l’extérieur (importation de biens, ou tourisme, ou achats d’actifs étrangers) élevé.
A l’inverse, lorsque l’on regarde la politique chinoise d’arrimage du Yuan RMB au dollar, qui tend donc à maintenir artificiellement bas le cours du RMB, on ne peut que constater qu’elle a privé les salariés chinois d’une partie des fruits de leurs efforts pour offrir une offre compétitive en empêchant que les yuans qu’ils touchent pour leur effort ne s’apprécient et ne leurs permettent d’importer plus.
Si les possesseurs d’entreprises exportatrices y trouvent leur compte - Le nombre de millionnaires chinois explose -, la petite main chinoise reste d’une certaine façon enchaînée à une monnaie faible qui l’empêche de bénéficier de la juste part de son effort : une politique volontariste de monnaie faible favorise donc une confiscation des bénéfices tirés de l’échange au profit du marchand et au détriment de ses employés, d’où l’adjectif "mercantiliste" qui y est rattachée. L’affaiblissement de la monnaie par l’état n’est que la perpétuation d’une forme "soft" de l’esclavage...
François Fillon a tort d’affirmer que la baisse de l’Euro est une bonne nouvelle. Elle n’est que la traduction d’une prise de conscience d’une perte de compétitivité de la zone euro et de ses actifs par rapport à ceux d’autres zones monétaires. La baisse de la monnaie, si elle constitue un ajustement indispensable à cette nouvelle donne, n’est pas une bonne nouvelle, mais le symptôme d’une faiblesse désormais clairement identifiée.
Il n’y a pas de juste prix d’une monnaie. Le meilleur prix serait celui qui résulterait des besoins réciproques d’échanges privés entre deux zones monétaires, et de la capacité des producteurs de chaque zone à satisfaire ces besoins d’échange dans les meilleurs rapports qualité prix possibles. Lorsque les états tentent de distordre ce prix résultant des échanges libres, ils ne font qu’introduire des effets d’aubaine pour certains groupes au détriment d’autres, et empêchent les économies de s’adapter de la meilleure façon aux variations relatives de productivité qu’une libre fluctuation des monnaies les unes par rapport aux autres révèlerait.
Citations philosophiques
Si tu n'aimes pas tes enfants, fais leur la vie facile.
Robert Heinlein
Notre morale est le reflet de notre perception du réel.
Georges Hélal
Je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger.
Montaigne citant Térence (citation # 260)
Au début on t'ignore, ensuite on te ridiculise, après on te combat, et puis tu as gagné.
Gandhi
L'athéisme n'est pas, comme on le dit très souvent, la négation de Dieu, c'est le démontage de Dieu. On ne dit pas que Dieu n'existe pas quand on est athée, on dit « Le Dieu dont vous dites qu'il existe, existe d'une certaine manière, et je vais vous dire de quelle manière il existe ».
Michel Onfray
Le degré de servitude est fonction du caractère fini de la société.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques, p. 210
La réussite du maître se mesure dans sa capacité de faire croire à ses esclaves que leurs entraves sont le signe même de l'émancipation.
Robert Heinlein
Notre morale est le reflet de notre perception du réel.
Georges Hélal
Je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger.
Montaigne citant Térence (citation # 260)
Au début on t'ignore, ensuite on te ridiculise, après on te combat, et puis tu as gagné.
Gandhi
L'athéisme n'est pas, comme on le dit très souvent, la négation de Dieu, c'est le démontage de Dieu. On ne dit pas que Dieu n'existe pas quand on est athée, on dit « Le Dieu dont vous dites qu'il existe, existe d'une certaine manière, et je vais vous dire de quelle manière il existe ».
Michel Onfray
Le degré de servitude est fonction du caractère fini de la société.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques, p. 210
La réussite du maître se mesure dans sa capacité de faire croire à ses esclaves que leurs entraves sont le signe même de l'émancipation.
Les penseurs de notre temps - Sorman
Anthropologie. Dans l'analyse de Wilson, la question n'est donc pas de savoir si les religions sont vraies ou fausses : elles sont absolument nécessaires à la survie de l'homme, et l'aspiration religieuse est génétiquement programmée. C'est également dans nos gènes qu'il faudrait, selon lui, trouver les sources du Bien et du Mal : deux notions programmées qui canalisent nos instincts vers la procréation plutôt que vers l'extinction.
Notre liberté existe, mais ce que nous désirons s'inscrit dans un champ délimité par nos gènes.
Tous les hommes ne sont pas « égaux », mais ces différences n'impliquent aucune supériorité.
--
Du processus d'évolution. « Le premier rôle n'est plus tenu par la nécessité (comme chez Darwin), mais par le hasard ». La « théorie neutraliste de l'évolution » est une rupture dans le monde darwinien, comparable à l'introduction, dans les années vingt, du principe d'incertitude dans le monde newtonien. Selon Kimura, c'est le hasard qui gouverne l'évolution, et ce sont les espèces les plus chanceuses qui survivent. La succession d'événements qui, en quatre milliards d'années, a conduit de l'apparition de la première cellule vivante à l'homme, fut tellement improbable qu'il n'est mathématiquement pas possible qu'elle se reproduise ailleurs.
--
Structures syntaxiques. C'est une révolution dans la linguistique, dominée par les structuralistes. Chomsky, alors assistant au Massachusetts Institute of Technology, élabore le concept d'une grammaire innée (grammaire générative), arguant que l'aptitude au langage est un système biologique, comme peut l'être la vision.
Toutes les langues reposent en fait sur une seule grammaire universelle, et la structure des langues que l'homme est susceptible de parler est limitée. Pourquoi ? Parce que nous sommes conditionnés par notre patrimoine génétique. « Notre biologie ne nous permet pas de produire ou de combiner n'importe quel sons, car le langage est le produit de notre évolution naturelle ».
De même, en l'état actuel de nos connaissances, rien ne permet de croire qu'un mode de pensée puisse être influencé par la langue. Aucune langue ne semble conduire à un comportement particulier.
On ne peut pas dire non plus que certaines langues soient particulièrement difficiles. Le japonais, par exemple, ne présente aucun caractère inusuel, et ses structures sont semblables à celles des langues européennes. Un enfant japonais apprend sa langue avec la même dextérité qu'un enfant français la sienne, sans qu'on puisse dire que l'un est plus capable ou plus intelligent que l'autre. Si, d'aventure, une langue devenait trop complexe, les enfants élimineraient cette complexité, car ce sont eux qui recréent la langue à chaque génération. Aucune langue, précise encore Chomsky, ne peut évoluer au point de devenir trop difficile pour qu'un enfant l'apprenne, sinon cette langue disparaîtrait en tant que telle au bout d'une génération. C'est pourquoi aucune langue n'est plus compliquée qu'une autre, et aucune n'évolue vers plus de complexité.
Notre liberté existe, mais ce que nous désirons s'inscrit dans un champ délimité par nos gènes.
Tous les hommes ne sont pas « égaux », mais ces différences n'impliquent aucune supériorité.
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Du processus d'évolution. « Le premier rôle n'est plus tenu par la nécessité (comme chez Darwin), mais par le hasard ». La « théorie neutraliste de l'évolution » est une rupture dans le monde darwinien, comparable à l'introduction, dans les années vingt, du principe d'incertitude dans le monde newtonien. Selon Kimura, c'est le hasard qui gouverne l'évolution, et ce sont les espèces les plus chanceuses qui survivent. La succession d'événements qui, en quatre milliards d'années, a conduit de l'apparition de la première cellule vivante à l'homme, fut tellement improbable qu'il n'est mathématiquement pas possible qu'elle se reproduise ailleurs.
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Structures syntaxiques. C'est une révolution dans la linguistique, dominée par les structuralistes. Chomsky, alors assistant au Massachusetts Institute of Technology, élabore le concept d'une grammaire innée (grammaire générative), arguant que l'aptitude au langage est un système biologique, comme peut l'être la vision.
Toutes les langues reposent en fait sur une seule grammaire universelle, et la structure des langues que l'homme est susceptible de parler est limitée. Pourquoi ? Parce que nous sommes conditionnés par notre patrimoine génétique. « Notre biologie ne nous permet pas de produire ou de combiner n'importe quel sons, car le langage est le produit de notre évolution naturelle ».
De même, en l'état actuel de nos connaissances, rien ne permet de croire qu'un mode de pensée puisse être influencé par la langue. Aucune langue ne semble conduire à un comportement particulier.
On ne peut pas dire non plus que certaines langues soient particulièrement difficiles. Le japonais, par exemple, ne présente aucun caractère inusuel, et ses structures sont semblables à celles des langues européennes. Un enfant japonais apprend sa langue avec la même dextérité qu'un enfant français la sienne, sans qu'on puisse dire que l'un est plus capable ou plus intelligent que l'autre. Si, d'aventure, une langue devenait trop complexe, les enfants élimineraient cette complexité, car ce sont eux qui recréent la langue à chaque génération. Aucune langue, précise encore Chomsky, ne peut évoluer au point de devenir trop difficile pour qu'un enfant l'apprenne, sinon cette langue disparaîtrait en tant que telle au bout d'une génération. C'est pourquoi aucune langue n'est plus compliquée qu'une autre, et aucune n'évolue vers plus de complexité.
Nietzsche et l'agir
Nietzsche :
Donc, il est possible de vivre presque sans souvenir et de vivre heureux, comme le démontre l’animal mais il est impossible de vivre sans oublier. Ou plus simplement encore, il y a un degré d’insomnie, de rumination, de sens historique qui nuit au vivant et qui finit par le détruire, qu’il s’agisse d’un homme d’une nation ou d’une civilisation.
Donc, il est possible de vivre presque sans souvenir et de vivre heureux, comme le démontre l’animal mais il est impossible de vivre sans oublier. Ou plus simplement encore, il y a un degré d’insomnie, de rumination, de sens historique qui nuit au vivant et qui finit par le détruire, qu’il s’agisse d’un homme d’une nation ou d’une civilisation.
L'Islam contre l'Occident
Dans la culture occidentale, la colère et la menace sont probablement la manière la plus rapide de perdre la face. Dans une discussion, celui qui se met en colère a automatiquement perdu, et j’imagine que la plupart des gens ont obervé l’impression de honte et la perte de statut social qui font suite à une manifestation d’agressivité au travail ou à la maison. Dans la culture musulmane, les comportements agressifs, et en particulier les menaces, paraissent être généralement admis et même attendus comme moyen de traiter les conflits et les tensions sociales. Si un musulman (pas une musulmane, car le plus souvent on attend d’elle qu’elle soit humble et ne manifeste pas de pouvoir) ne répond pas à l’insulte ou à la tension sociale par des menaces, il est perçu comme faible, comme quelqu’un sur qui on ne peut pas compter, et il perd la face.
Aux yeux de la plupart des Occidentaux, les comportements menaçants adoptés pour marquer son désaccord sont vus comme immatures et puérils. Selon un proverbe danois, « seuls les petits chiens aboient, les gros n’en ont pas besoin ». Ce proverbe est profondément ancré dans notre psychologie culturelle, c’est l’un des principes de base d’un comportement social civilisé. Pour nous, l’agressivité est un signe manifeste de faiblesse. C’est le signe que la personne ne se contrôle pas et qu’elle est incapable de gérer la situation. Nous percevons la capacité des gens à rester calmes comme traduisant la confiance en soi et permettant d’élaborer un dialogue constructif. La connaissance des faits, le recours au bon sens et la capacité à présenter des arguments valables sont perçus comme des signes de force.
L’expression islamique de « sainte colère » est donc parfaitement contradictoire avec la pensée occidentale. Ces deux mots mis ensemble, nous les percevons comme contradictoires. La menace terroriste et la réaction violente des musulmans à l’affaire des caricatures danoises de Mahomet, montrant leur prophète comme un homme prêt à recourir à la violence pour répandre son message, nous font sourire : la réaction agressive des musulmans à un dessin montrant leur prophète comme agressif confirme absolument la vérité du constat dressé par Kurt Westergaard dans son dessin.
Dans les sociétés bâties sous l’influence de l’islam et du Coran, il y a sans doute moins de sentiment de culpabilité et les gens sont donc plus libres d’exiger que l’environnement s’adapte à leurs propres souhaits et désirs.
Cette manière de commencer en tenant la laisse courte est en fait très habituelle dans notre manière occidentale d’élever les enfants. Nous commençons avec des exigences strictes en matière d’école, de devoirs à la maison, et de bonne conduite. Puis, quand l’enfant grandit et mûrit, ses parents lui laissent davantage de liberté. À 21 ans, on estime qu’il a assez appris pour savoir vivre sa vie et il est libre de choisir l’éducation, le partenaire, la religion ou le mode de vie qu’il veut.
La pardon est central dans nos psychologies occidentales, et vient évidemment du fond chrétien. Chez nous, présenter ses excuses parait normal. En retour, si l’offense est perçue comme faible et que le moment s’y prête, l’offensé peut accorder son pardon. Nous raisonnons donc ainsi avec les autres, nous pensons qu’en présentant nos excuses, nous obtiendrons le pardon que nous attendons. Le pardon n’existe pas dans beaucoup d’autres civilisations, et sans doute pas dans l’islam !
Le problème, je pense, vient du fait que nous pensons encore que le reste du monde résonne et se comporte comme nous.
Dans la culture musulmane, c’est différent, surtout pour les garçons. Les enfants ont beaucoup de liberté au début de leur vie et, à mesure qu’ils grandissent, il semble que la structure familiale soit soutenue par des restrictions culturelles et religieuses de plus en plus nombreuses. Quand ils ont 20 ans, leurs parents ont souvent déjà choisi leur future femme ou leur futur mari. Les autres choix, eux aussi, sont moins libres : l’attente, par exemple, de l’obtention d’un statut élevé par l’éducation ou le travail dans la petite boutique familiale, le soutien à la réputation de la famille par la participation aux prières du vendredi à la mosquée locale. La « pyramide de l’éducation » est à l’envers en Occident : moins de liberté au début, plus de responsabilité quand on grandit. Dans la culture musulmane, la pyramide repose sur sa base : peu d’exigences quant à un comportement civilisé pour le jeune garçon, et moins de liberté quand il devient plus compétent, pour soutenir sa famille et sa religion.
Il est clair que le fait d’être musulman passe avant toute identité nationale. Il est clair que le fait d’être musulman passe avant toute identité nationale. Samuel P. Huntington - auteur du livre Le choc des civilisations - a décrit un modèle en « U ». Mes constats sont très proches de ceux de Huntington. Les sommets des deux « tours » du « U » sont les endroits où les musulmans se sentent « appartenir à l’Oumma » (la communauté musulmane mondiale) et « appartenir à la tribu » (se rassembler entre musulmans dans la même région géographique). À la partie basse du « U » se trouve l’identité nationale. Pour les Occidentaux, c’est l’inverse, notre « U » est à l’envers. Notre sentiment de devoir envers le pays où nous vivons est plus fort que notre religion ou notre groupe.
Aux yeux de la plupart des Occidentaux, les comportements menaçants adoptés pour marquer son désaccord sont vus comme immatures et puérils. Selon un proverbe danois, « seuls les petits chiens aboient, les gros n’en ont pas besoin ». Ce proverbe est profondément ancré dans notre psychologie culturelle, c’est l’un des principes de base d’un comportement social civilisé. Pour nous, l’agressivité est un signe manifeste de faiblesse. C’est le signe que la personne ne se contrôle pas et qu’elle est incapable de gérer la situation. Nous percevons la capacité des gens à rester calmes comme traduisant la confiance en soi et permettant d’élaborer un dialogue constructif. La connaissance des faits, le recours au bon sens et la capacité à présenter des arguments valables sont perçus comme des signes de force.
L’expression islamique de « sainte colère » est donc parfaitement contradictoire avec la pensée occidentale. Ces deux mots mis ensemble, nous les percevons comme contradictoires. La menace terroriste et la réaction violente des musulmans à l’affaire des caricatures danoises de Mahomet, montrant leur prophète comme un homme prêt à recourir à la violence pour répandre son message, nous font sourire : la réaction agressive des musulmans à un dessin montrant leur prophète comme agressif confirme absolument la vérité du constat dressé par Kurt Westergaard dans son dessin.
Dans les sociétés bâties sous l’influence de l’islam et du Coran, il y a sans doute moins de sentiment de culpabilité et les gens sont donc plus libres d’exiger que l’environnement s’adapte à leurs propres souhaits et désirs.
Cette manière de commencer en tenant la laisse courte est en fait très habituelle dans notre manière occidentale d’élever les enfants. Nous commençons avec des exigences strictes en matière d’école, de devoirs à la maison, et de bonne conduite. Puis, quand l’enfant grandit et mûrit, ses parents lui laissent davantage de liberté. À 21 ans, on estime qu’il a assez appris pour savoir vivre sa vie et il est libre de choisir l’éducation, le partenaire, la religion ou le mode de vie qu’il veut.
La pardon est central dans nos psychologies occidentales, et vient évidemment du fond chrétien. Chez nous, présenter ses excuses parait normal. En retour, si l’offense est perçue comme faible et que le moment s’y prête, l’offensé peut accorder son pardon. Nous raisonnons donc ainsi avec les autres, nous pensons qu’en présentant nos excuses, nous obtiendrons le pardon que nous attendons. Le pardon n’existe pas dans beaucoup d’autres civilisations, et sans doute pas dans l’islam !
Le problème, je pense, vient du fait que nous pensons encore que le reste du monde résonne et se comporte comme nous.
Dans la culture musulmane, c’est différent, surtout pour les garçons. Les enfants ont beaucoup de liberté au début de leur vie et, à mesure qu’ils grandissent, il semble que la structure familiale soit soutenue par des restrictions culturelles et religieuses de plus en plus nombreuses. Quand ils ont 20 ans, leurs parents ont souvent déjà choisi leur future femme ou leur futur mari. Les autres choix, eux aussi, sont moins libres : l’attente, par exemple, de l’obtention d’un statut élevé par l’éducation ou le travail dans la petite boutique familiale, le soutien à la réputation de la famille par la participation aux prières du vendredi à la mosquée locale. La « pyramide de l’éducation » est à l’envers en Occident : moins de liberté au début, plus de responsabilité quand on grandit. Dans la culture musulmane, la pyramide repose sur sa base : peu d’exigences quant à un comportement civilisé pour le jeune garçon, et moins de liberté quand il devient plus compétent, pour soutenir sa famille et sa religion.
Il est clair que le fait d’être musulman passe avant toute identité nationale. Il est clair que le fait d’être musulman passe avant toute identité nationale. Samuel P. Huntington - auteur du livre Le choc des civilisations - a décrit un modèle en « U ». Mes constats sont très proches de ceux de Huntington. Les sommets des deux « tours » du « U » sont les endroits où les musulmans se sentent « appartenir à l’Oumma » (la communauté musulmane mondiale) et « appartenir à la tribu » (se rassembler entre musulmans dans la même région géographique). À la partie basse du « U » se trouve l’identité nationale. Pour les Occidentaux, c’est l’inverse, notre « U » est à l’envers. Notre sentiment de devoir envers le pays où nous vivons est plus fort que notre religion ou notre groupe.
7 principes libertariens - Reed
Seven principles
Reed is well known for his "Seven Principles of Sound Public Policy". He has stated that he believes these principles are the "pillars of a free economy", and believes their ability to guide society has been made manifest over the course of recorded history.[20]
• 1) Free people are not equal, and equal people are not free.
• 2) What belongs to you, you tend to take care of; what belongs to no one or everyone tends to fall into disrepair.
• 3) Sound policy requires that we consider long-run effects and all people, not simply short-run effects and a few people.
• 4) If you encourage something, you get more of it; if you discourage something, you get less of it.
• 5) Nobody spends somebody else's money as carefully as he spends his own.
• 6) Government has nothing to give anybody except what it first takes from somebody, and a government that's big enough to give you everything you want is big enough to take away everything you've got.
• 7) Liberty makes all the difference in the world.
Reed is well known for his "Seven Principles of Sound Public Policy". He has stated that he believes these principles are the "pillars of a free economy", and believes their ability to guide society has been made manifest over the course of recorded history.[20]
• 1) Free people are not equal, and equal people are not free.
• 2) What belongs to you, you tend to take care of; what belongs to no one or everyone tends to fall into disrepair.
• 3) Sound policy requires that we consider long-run effects and all people, not simply short-run effects and a few people.
• 4) If you encourage something, you get more of it; if you discourage something, you get less of it.
• 5) Nobody spends somebody else's money as carefully as he spends his own.
• 6) Government has nothing to give anybody except what it first takes from somebody, and a government that's big enough to give you everything you want is big enough to take away everything you've got.
• 7) Liberty makes all the difference in the world.
Les fonctionnaires - Némo
Si l'on en croit les données rassemblées par Jacques Marseille ou par Michel Drancourt et Michel Brulé, la nouvelle classe dominante, comme celle de l'Ancien Régime, bénéficie en effet de véritables privilèges : salaires supérieurs à ceux du privé (sauf pour les plus hauts postes), retraites obtenues plus tôt, à meilleur taux, avec moins d'annuités de travail, garantie de l'emploi, temps de travail inférieur, etc., et (en conséquence) durée moyenne de vie supérieure à celle du reste de la population [il y a plus de 8 ans de différence d’espérance de vie à l’âge de 50 ans entre un ouvrier du privé et un cadre du public. C’est un scandale permanent que la gauche soit passée de la défense des ouvriers à la défense des fonctionnaires. Qu’on ne s’étonne pas ensuite que ceux-là votent FN, tout s’explique, il n’y a pas de mystère. Qu’on nous présente le « service public », c’est-à-dire en réalité les fonctionnaires, comme étant en danger serait à hurler de rire, si je ne me souvenais pas du smicard d’une PME, avec ses 40 ans de cotisations retraite, son emploi pas trop assuré, ses RTT inexistants et ses conditions de travail couci-couça, obligé de prendre une demi-journée de congé pour aller faire de la paperasse à la sécu qui ferme tôt]
Crime et pauvreté
Le crime, écrit-il, est « une forme déviante de protestation sociale. » Et comme la récession actuelle pourrait bien se prolonger, les médias progressistes (« liberal media ») ont appelé l’Etat fédéral à créer davantage de programmes sociaux pour lutter contre la vague de criminalité à venir. À la fin de 2008, le New York Times a exhorté le président Barack Obama, à augmenter les dépenses fédérales consacrées aux programmes après l'école, aux travailleurs sociaux et aux emplois d'été. « La crise économique », écrit l’éditorialiste du journal, « a clairement créé les conditions d’une explosion de la criminalité et des gangs parmi les désespérés, les jeunes hommes sans emploi dans les centres-villes. »
L'économie ayant entrainé une suppression massive d'emplois en 2008, des criminologues et experts ont prédit que le crime exploserait, car la pauvreté serait, selon cette théorie, la cause profonde de l’augmentation des criminels. Pourtant, c'est le contraire qui s'est passé. Après sept millions d'emplois perdus, la criminalité a chuté à son plus bas niveau depuis le début des années 1960. Les conséquences de cette baisse sur la façon dont nous comprenons l'ordre social sont importantes.
L'économie ayant entrainé une suppression massive d'emplois en 2008, des criminologues et experts ont prédit que le crime exploserait, car la pauvreté serait, selon cette théorie, la cause profonde de l’augmentation des criminels. Pourtant, c'est le contraire qui s'est passé. Après sept millions d'emplois perdus, la criminalité a chuté à son plus bas niveau depuis le début des années 1960. Les conséquences de cette baisse sur la façon dont nous comprenons l'ordre social sont importantes.
Houellebecq sur le XXe siècle
Dans Sortir du XXème siècle ? Michel Houellebecq écrit la chose suivante :
« La littérature ne sert à rien. Si elle servait à quelque chose, la racaille gauchiste qui a monopolisé le débat intellectuel tout au long du XXe siècle n'aurait même pas pu exister. Ce siècle, bien heureusement, vient de s'achever; c'est le moment de revenir une dernière fois (on peut du moins l'espérer) sur les méfaits des « intellectuels de gauche », et le mieux est sans doute d'évoquer Les Possédés, publié en 1872, où leur idéologie est déjà intégralement exposée, où ses méfaits et ses crimes sont déjà clairement annoncés à travers la scène du meurtre de Chatov. Or, en quoi les intuitions de Dostoïevski ont-elles influencé le mouvement historique ? Absolument en rien. Marxistes, existentialistes, anarchistes et gauchistes de toutes espèces ont pu prospérer et infecter le monde connu exactement comme si Dostoïevski n'avait jamais écrit une ligne. Ont-ils au moins apporté une idée, une pensée neuve par rapport à leurs prédécesseurs du roman ? Pas la moindre. Siècle nul, qui n'a rien inventé. Avec cela, pompeux à l'extrême. Aimant à poser avec gravité les questions les plus sottes, du genre : « Peut-on écrire de la poésie après Auschwitz ? » ; continuant jusqu'à son dernier souffle à se projeter dans des « horizons indépassables » (après le marxisme, le marché), alors que Comte, bien avant Popper, soulignait déjà non seulement la stupidité des historicismes, mais leur immoralité foncière. »
« La littérature ne sert à rien. Si elle servait à quelque chose, la racaille gauchiste qui a monopolisé le débat intellectuel tout au long du XXe siècle n'aurait même pas pu exister. Ce siècle, bien heureusement, vient de s'achever; c'est le moment de revenir une dernière fois (on peut du moins l'espérer) sur les méfaits des « intellectuels de gauche », et le mieux est sans doute d'évoquer Les Possédés, publié en 1872, où leur idéologie est déjà intégralement exposée, où ses méfaits et ses crimes sont déjà clairement annoncés à travers la scène du meurtre de Chatov. Or, en quoi les intuitions de Dostoïevski ont-elles influencé le mouvement historique ? Absolument en rien. Marxistes, existentialistes, anarchistes et gauchistes de toutes espèces ont pu prospérer et infecter le monde connu exactement comme si Dostoïevski n'avait jamais écrit une ligne. Ont-ils au moins apporté une idée, une pensée neuve par rapport à leurs prédécesseurs du roman ? Pas la moindre. Siècle nul, qui n'a rien inventé. Avec cela, pompeux à l'extrême. Aimant à poser avec gravité les questions les plus sottes, du genre : « Peut-on écrire de la poésie après Auschwitz ? » ; continuant jusqu'à son dernier souffle à se projeter dans des « horizons indépassables » (après le marxisme, le marché), alors que Comte, bien avant Popper, soulignait déjà non seulement la stupidité des historicismes, mais leur immoralité foncière. »
Sur l'occident - Sloterdijk et Bruckner
Or, selon lui, nous ne sommes pas coupables. D'abord, parce qu'il «n'y a pas de transmission héréditaire du statut de victime et de bourreau», sauf à renouer avec l'essentialisme dont Maurras fut en France le dernier représentant. Et, surtout, parce que si «toutes les civilisations, les Perses, les Mongols, les Chinois, les Aztèques, les Incas, les Ottomans, ont été colonisatrices», seul l'Occident s'est amendé. L'esclavage? L'Occident n'a fait que prendre «le relais des Arabes et des Africains», mais il a «engendré l'abolitionnisme et mis fin à l'esclavage avant les autres nations».
Pascal Bruckner va plus loin: si nous ne devons pas nous sentir coupables, nous avons de quoi nous sentir plus fiers. Il n'hésite pas à revendiquer une supériorité historique: «L'Europe a plutôt vaincu ses monstres, l'esclavage a été aboli, le colonialisme abandonné, le fascisme défait, le communisme mis à genoux par KO. Quel continent peut afficher un tel bilan?» Alors que nous avons conscience de nos vices passés, pratiquant l'autocritique au point d' «exhiber nos plaies en public», le reste du monde demeure dans l'archaïsme de la recherche du bouc émissaire: le juif, l'Amérique, le Blanc.
L'anticolonialisme nous a conduits au culte de la différence tolérée alors que l'on doit plutôt «exiger la recherche de la ressemblance».
-
Sur SLOTERDIJK :
L’alternative est posée : ressasser de stériles appels à la prudence, à un moment de basculement historique décisif, ou larguer les amarres humanistes pour entrer dans le monde des mutants surhumains ou post-humains (par auto-amélioration, dopages, création d’êtres hybrides, etc.). Michaud reconnaît de ce fait, sans vraiment trancher, que la Mutation représente une des voies pour sortir du nihilisme conservateur.
Il faut nous résigner, ou du moins nous attendre, à ce que l'homme modifie le génome humain, à vivre dans une société ou l'humanité sera un produit, non un fait de nature. D'ailleurs n'en a-t-il pas toujours été ainsi même par d'autres voies que le génie génétique? N'est-ce pas, entre autre, ce qu'on appelait la culture, et l'éducation? L'homme a toujours été jardinier de lui-même. Cela ne s'oppose en rien à la morale, c'est même le contraire.
L’hominisation s’est accompagnée de la constitution d’une « serre », d’un « utérus » artificiel, d’une « couveuse » protégeant les hommes de la pression de la sélection naturelle. Ce processus se met en place avec les troupeaux et les hordes d’animaux, protégeant les petits et les plus faibles d’une sélection impitoyable. Dès lors, l’évolution humaine n’est plus, aux yeux du philosophe, strictement darwinienne, mais « insularisée ». Autrement dit, l’évolution n’est plus une adaptation.
Plus le corps s’humanise, plus la relation au monde s’intellectualise, et moins les lois biologiques sont seules déterminantes.
Pascal Bruckner va plus loin: si nous ne devons pas nous sentir coupables, nous avons de quoi nous sentir plus fiers. Il n'hésite pas à revendiquer une supériorité historique: «L'Europe a plutôt vaincu ses monstres, l'esclavage a été aboli, le colonialisme abandonné, le fascisme défait, le communisme mis à genoux par KO. Quel continent peut afficher un tel bilan?» Alors que nous avons conscience de nos vices passés, pratiquant l'autocritique au point d' «exhiber nos plaies en public», le reste du monde demeure dans l'archaïsme de la recherche du bouc émissaire: le juif, l'Amérique, le Blanc.
L'anticolonialisme nous a conduits au culte de la différence tolérée alors que l'on doit plutôt «exiger la recherche de la ressemblance».
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Sur SLOTERDIJK :
L’alternative est posée : ressasser de stériles appels à la prudence, à un moment de basculement historique décisif, ou larguer les amarres humanistes pour entrer dans le monde des mutants surhumains ou post-humains (par auto-amélioration, dopages, création d’êtres hybrides, etc.). Michaud reconnaît de ce fait, sans vraiment trancher, que la Mutation représente une des voies pour sortir du nihilisme conservateur.
Il faut nous résigner, ou du moins nous attendre, à ce que l'homme modifie le génome humain, à vivre dans une société ou l'humanité sera un produit, non un fait de nature. D'ailleurs n'en a-t-il pas toujours été ainsi même par d'autres voies que le génie génétique? N'est-ce pas, entre autre, ce qu'on appelait la culture, et l'éducation? L'homme a toujours été jardinier de lui-même. Cela ne s'oppose en rien à la morale, c'est même le contraire.
L’hominisation s’est accompagnée de la constitution d’une « serre », d’un « utérus » artificiel, d’une « couveuse » protégeant les hommes de la pression de la sélection naturelle. Ce processus se met en place avec les troupeaux et les hordes d’animaux, protégeant les petits et les plus faibles d’une sélection impitoyable. Dès lors, l’évolution humaine n’est plus, aux yeux du philosophe, strictement darwinienne, mais « insularisée ». Autrement dit, l’évolution n’est plus une adaptation.
Plus le corps s’humanise, plus la relation au monde s’intellectualise, et moins les lois biologiques sont seules déterminantes.
Analyse de la bureaucratie
Diverses lois empiriques régissent le développement de la bureaucratie :
• la loi de C. Northcote Parkinson affirme que « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ». D’après Parkinson, cela est dû à deux forces : le fait qu'un fonctionnaire entend multiplier ses subordonnés, pas ses rivaux, et la tendance des fonctionnaires à se créer mutuellement du travail. Laissée à elle-même, la bureaucratie tend toujours à s'étendre davantage.
• La loi de Parkinson est aussi utilisée pour évoquer un dérivé de la loi originale en rapport avec les ordinateurs : « Les données s’étendent jusqu’à remplir l’espace disponible pour leur stockage » ; acquérir davantage de mémoire encourage l’utilisation de techniques gourmandes en mémoire. Les observations scientifiques qui contribuèrent au développement de la loi tenaient compte de l’accroissement du nombre d’employés au Bureau des affaires coloniales, ceci malgré le déclin de l’Empire britannique dans le même temps.
• le principe de Peter affirme que « tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. » Le corollaire est que, « avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. » Principes de base:
• un employé compétent à un poste donné est promu à un niveau hiéarchique supérieur
• un incompétent à un poste donné n'est pas promu à un niveau supérieur
• Corrolaires (1):
• un employé ne restera dans aucun des postes où il est compétent puisqu'il sera promu à des niveaux hiéarchiques supérieurs
• par suite des promotions l'employé finira (possiblement) par atteindre un poste auquel il sera incompétent.
• de par son incompétence à ce poste l'employé ne recevra plus de promotion, il restera donc indéfiniment à un poste pour lequel il est incompétent
• Corrolaires (2):
• à long terme tous les postes finissent par être occupés par des employés incompétents pour leur fonction
• la majorité du travail est effectuée par des salariés n'ayant pas encore atteint leur "seuil d'incompétence"
• le principe de Dilbert est une version plus pessimiste encore : « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : l'encadrement. » Le nouveau principe, principe de Dilbert, s'énonce ainsi : « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : l'encadrement. » dans une entreprise dilbertienne au contraire, les dirigeants sont ceux qui étaient les plus nuls aux postes subordonnés. En particulier, ils ne comprennent rien à la technologie et manquent de bon sens dans les cas les plus graves.
• Réciproquement, les employés les plus compétents ne sont en aucun cas promus, car irremplaçables à leurs postes actuels.
• la loi de Max Gammon : « Dans une bureaucratie, l’augmentation des dépenses sera accompagnée d’une diminution de la production ». Augmenter les budgets étatiques n'améliore pas les services pour autant, au contraire.
• la loi de David Friedman : « Tout ce que fait le gouvernement coûte au moins deux fois plus cher que ce que coûterait l'équivalent dans le privé. » Elle avait été formulée auparavant par Edward Savas sous le nom de loi de Savas.
Pour Mises :
Donc, lorsque le marché est remplacé par un tiers, en particulier l'État, pour pallier soit disant à cet échec du marché, alors le profit n'est plus le critère de réussite. Il en résulte des conflits irréconciliables sur le meilleur usage des ressources limitées. Cela peut aller jusqu'à la violence indique l'économiste autrichien, Ludwig von Mises[1] et à la création d'une organisation éducative bureaucratique qui évince les économistes favorables à un système de marché[2].
Pour Niskansen :
Selon lui, les bureaucrates maximisent leur utilité en maximisant le budget qui leur est alloué par les legislateurs. Or, les bureaucrates ont des informations que les législateurs n'ont pas. Cela les conduit à révéler des informations fausses, de façon à obtenir un bugdet plus important que le nécessaire. Les quantités de biens et de services collectifs étant plus grandes que ce qui est effectivement désiré par les citoyens, la démocratie-sociale contemporaine ne peut pas parvenir à un résultat optimal.
• la loi de C. Northcote Parkinson affirme que « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement ». D’après Parkinson, cela est dû à deux forces : le fait qu'un fonctionnaire entend multiplier ses subordonnés, pas ses rivaux, et la tendance des fonctionnaires à se créer mutuellement du travail. Laissée à elle-même, la bureaucratie tend toujours à s'étendre davantage.
• La loi de Parkinson est aussi utilisée pour évoquer un dérivé de la loi originale en rapport avec les ordinateurs : « Les données s’étendent jusqu’à remplir l’espace disponible pour leur stockage » ; acquérir davantage de mémoire encourage l’utilisation de techniques gourmandes en mémoire. Les observations scientifiques qui contribuèrent au développement de la loi tenaient compte de l’accroissement du nombre d’employés au Bureau des affaires coloniales, ceci malgré le déclin de l’Empire britannique dans le même temps.
• le principe de Peter affirme que « tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. » Le corollaire est que, « avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. » Principes de base:
• un employé compétent à un poste donné est promu à un niveau hiéarchique supérieur
• un incompétent à un poste donné n'est pas promu à un niveau supérieur
• Corrolaires (1):
• un employé ne restera dans aucun des postes où il est compétent puisqu'il sera promu à des niveaux hiéarchiques supérieurs
• par suite des promotions l'employé finira (possiblement) par atteindre un poste auquel il sera incompétent.
• de par son incompétence à ce poste l'employé ne recevra plus de promotion, il restera donc indéfiniment à un poste pour lequel il est incompétent
• Corrolaires (2):
• à long terme tous les postes finissent par être occupés par des employés incompétents pour leur fonction
• la majorité du travail est effectuée par des salariés n'ayant pas encore atteint leur "seuil d'incompétence"
• le principe de Dilbert est une version plus pessimiste encore : « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : l'encadrement. » Le nouveau principe, principe de Dilbert, s'énonce ainsi : « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : l'encadrement. » dans une entreprise dilbertienne au contraire, les dirigeants sont ceux qui étaient les plus nuls aux postes subordonnés. En particulier, ils ne comprennent rien à la technologie et manquent de bon sens dans les cas les plus graves.
• Réciproquement, les employés les plus compétents ne sont en aucun cas promus, car irremplaçables à leurs postes actuels.
• la loi de Max Gammon : « Dans une bureaucratie, l’augmentation des dépenses sera accompagnée d’une diminution de la production ». Augmenter les budgets étatiques n'améliore pas les services pour autant, au contraire.
• la loi de David Friedman : « Tout ce que fait le gouvernement coûte au moins deux fois plus cher que ce que coûterait l'équivalent dans le privé. » Elle avait été formulée auparavant par Edward Savas sous le nom de loi de Savas.
Pour Mises :
Donc, lorsque le marché est remplacé par un tiers, en particulier l'État, pour pallier soit disant à cet échec du marché, alors le profit n'est plus le critère de réussite. Il en résulte des conflits irréconciliables sur le meilleur usage des ressources limitées. Cela peut aller jusqu'à la violence indique l'économiste autrichien, Ludwig von Mises[1] et à la création d'une organisation éducative bureaucratique qui évince les économistes favorables à un système de marché[2].
Pour Niskansen :
Selon lui, les bureaucrates maximisent leur utilité en maximisant le budget qui leur est alloué par les legislateurs. Or, les bureaucrates ont des informations que les législateurs n'ont pas. Cela les conduit à révéler des informations fausses, de façon à obtenir un bugdet plus important que le nécessaire. Les quantités de biens et de services collectifs étant plus grandes que ce qui est effectivement désiré par les citoyens, la démocratie-sociale contemporaine ne peut pas parvenir à un résultat optimal.
Différentes approche libérales - Némo
- Libéralisme "superficiel", considérant la liberté comme la plus haute valeur et une fin en soi. On y trouve Montesquieu et Tocqueville, qui considéraient la liberté comme un privilège d'aristocrates, mais aussi les anarchistes et les libertariens.
- Libéralisme plus approfondi, faisant de la liberté un vecteur pour le progrès. Il s'agit ici d'auteurs utilitaristes comme John Stuart Mill, mais aussi de l'évolutionnisme à la Hayek. Notons que Nemo critique avec acuité les limites de son auteur de prédilection.
- Libéralisme "moral" et "eschatologique" (ça va amuser Walter ), considérant le progrès lui-même comme un moyen (et, partant, la liberté comme un moyen au carré) servant des finalités morales (en particulier la caritas). Selon Nemo, ce "courant" embrasse saint Thomas d'Aquin et les Scolastiques aussi bien qu'Humboldt, Constant, Bastiat ou encore Einaudi. C'est là que se réaliserait la relation philosophique entre le christianisme et le libéralisme.
---
Je me répète, mais les trois positions du libéralisme qu'il propose sont sur des plans différents, qui ne s'opposent pas nécessairement, puisque les plans rattachés sont complémentaires et non en antagonie. Par conséquent, les oppositions qu'il dresse sont pas très pertinentes, et assez artificielles. A part pour qui veut se jeter des roses.
- Libéralisme plus approfondi, faisant de la liberté un vecteur pour le progrès. Il s'agit ici d'auteurs utilitaristes comme John Stuart Mill, mais aussi de l'évolutionnisme à la Hayek. Notons que Nemo critique avec acuité les limites de son auteur de prédilection.
- Libéralisme "moral" et "eschatologique" (ça va amuser Walter ), considérant le progrès lui-même comme un moyen (et, partant, la liberté comme un moyen au carré) servant des finalités morales (en particulier la caritas). Selon Nemo, ce "courant" embrasse saint Thomas d'Aquin et les Scolastiques aussi bien qu'Humboldt, Constant, Bastiat ou encore Einaudi. C'est là que se réaliserait la relation philosophique entre le christianisme et le libéralisme.
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Je me répète, mais les trois positions du libéralisme qu'il propose sont sur des plans différents, qui ne s'opposent pas nécessairement, puisque les plans rattachés sont complémentaires et non en antagonie. Par conséquent, les oppositions qu'il dresse sont pas très pertinentes, et assez artificielles. A part pour qui veut se jeter des roses.
Individu et libéralisme - Némo
(…) Le socialisme n’est pas opposé aux libertés privées ; au contraire, il serait même plus ultralibéral (au sens laxiste) à l’égard des dérèglements de la vie privée (la vie privée, dit Polanyi, était plus libre à certains égards sous le stalinisme que dans l’Angleterre victorienne), et en ce sens c’est le socialisme qui serait, paradoxalement, un individualisme.
Ce que veut en effet le socialisme, ce n’est pas, de prime abord, brimer l’individu ; c’est qu’on laisse l’État régenter seul toute la vie publique, la politique, l’économie et la société. L’individu doit se cantonner dans sa sphère purement privée et solipsiste ; là, il est libre ; en revanche, toute relation entre individus – à la limite, toute relation au même de la famille – relève des droits de l’État, justifie une présence active de l’État. « Privé » veut dire « individuel » ; tout ce qui est inter-individuel est, de droit, public.
Ce que veut en effet le socialisme, ce n’est pas, de prime abord, brimer l’individu ; c’est qu’on laisse l’État régenter seul toute la vie publique, la politique, l’économie et la société. L’individu doit se cantonner dans sa sphère purement privée et solipsiste ; là, il est libre ; en revanche, toute relation entre individus – à la limite, toute relation au même de la famille – relève des droits de l’État, justifie une présence active de l’État. « Privé » veut dire « individuel » ; tout ce qui est inter-individuel est, de droit, public.
Les notes à l'école
En fait, notes ou pas notes, les gosses cherchent toujours à savoir qui est le ou la meilleur(e) d’entre eux. C’est humain. Cette compétition existera toujours. Permettre qu’elle soit encadrée par le Maître, et la solennité d’interrogations notées, demeure la solution la plus satisfaisante, surtout pour l’enfant qui sait ainsi où il se situe par rapport à ses semblables. Ce qui est traumatisant, c’est de ne pas savoir. L’argument le plus solide, et à vrai dire le seul, qui est avancé par les adversaires du système de notation tel qu’il existe aujourd’hui est le suivant : on ne valorise pas assez le bon travail, stigmatisant plutôt le mauvais. Au risque de surprendre, je ne le conteste pas. Mais, ajouté-je, à qui la faute ? Sous la pression de quels idéologues a t-on supprimé les prix et les tableaux d’honneur ? N’est-ce pas sous la pression pédagogiste qu’on les a abandonnés, pour crime d’élitisme, même républicain ?
Qu’un gosse d’ouvrier, de paysan ou de chômeur ne puisse pas, par la force de son travail, de ses efforts, montrer aux siens -mais surtout à lui-même- qu’il peut rafler des prix au nez et à la barbe de ses copains plus fortunés, c’est déjà une erreur. Lui enlever aujourd’hui la possibilité d’être le premier de la classe, en supprimant les notes, serait une faute impardonnable.
-
Mis à part quelques cas isolés, habituellement on ne naît pas intégralement libéral, on a une tendance. On y vient par l'expérience, généralement en se trompant, ce qui permet de corriger. L'erreur et l'incohérence sont des étapes normales dans un parcours. D'où l'échange, etc.
Qu’un gosse d’ouvrier, de paysan ou de chômeur ne puisse pas, par la force de son travail, de ses efforts, montrer aux siens -mais surtout à lui-même- qu’il peut rafler des prix au nez et à la barbe de ses copains plus fortunés, c’est déjà une erreur. Lui enlever aujourd’hui la possibilité d’être le premier de la classe, en supprimant les notes, serait une faute impardonnable.
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Mis à part quelques cas isolés, habituellement on ne naît pas intégralement libéral, on a une tendance. On y vient par l'expérience, généralement en se trompant, ce qui permet de corriger. L'erreur et l'incohérence sont des étapes normales dans un parcours. D'où l'échange, etc.
Critique réactionnaire de la crise
Une crise du capitalisme ? Je tiens plutôt que c’est là une crise majeure de la démocratie. La démocratie totalitaire et mondiale montre ainsi son degré d’irresponsabilité. Après moi le déluge étant, et devant être de par la nature du système, le mot d’ordre de tout élu du peuple. Avec ou sans talonnettes. Qu’on ne croie pas pourtant que tout cela pourra déboucher, d’une manière ou d’une autre, sur une situation dont pourraient bénéficier les partisans de la cause identitaire. Il n’y a plus d’autre modèle possible. A Stalingrad, l’homme blanc est mort. Arrangez-vous avec ça.
Le destin de l’humanité est donc de déchoir dans un Grand Tout de plus en plus en plus métissé, de plus en plus crétinisé, de plus en plus démagogique. C’est à l’intérieur de ce Grand Tout qu’il nous faut évoluer et rêver d’un recours aux forêts.
--
Ces gens-là ne haïssent le marché parce qu’ils le croient inefficace, mais parce qu’il dépasse leur entendement, qu’il est incompatible avec leurs structures mentales. A contrario, leur attachement au communisme ne tient pas à d’éventuels avantages ou vertus qu’ils lui prêteraient, mais au fait que leur cerveau peut seulement concevoir une monde sans liberté, découpé au cordeau, délivré de l’incertitude et de ce fardeau qui s’appelle le libre-arbitre.
Partant, les considérations bassement rationnelles du type ça a marché/ça n’a pas marché ne pèsent pas bien lourd.
----
Imaginez tout un peuple, accroc à l'Etat Providence, dépendant de l'argent public, qu'on sèvre brutalement, apparemment d'une simple décision d'une agence de notation, mais en réalité parce que le système est mort. Voyez. Ca donne un peuple de zombies, qui brûlent trois employés de banque dont une femme enceinte, en croyant que ça va impressionner le Grand Capital (celui qui, jusque là, a payé leur petite vie de petits cons progressistes). Les Grecs ont perdu jusqu'au sens du tragique. Ils vont disparaître de l'histoire par une sinistre farce.
Que voulez-vous faire d'utile et d'efficace dans un pays, quand l'Etat emprunte des milliards chaque année, et finance des milliers d'universitaires, d'idéologues, d'enseignants, pour tenir la réalité à distance?
--
Le soucis ce n'est pas la taille de la dette publique en elle-même, c'est la taille de la dette publique par rapport au PIB. Le problème, en France, c'est que la dette augmente plus vite que la croissance du PIB. D'un point de vue purement utilitariste, la croissance de l'Etat Providence est soutenable (hors accident ) si elle reste égale ou en-deçà de la croissance économique. Le problème c'est qu'en Europe on a à la fois un gros Etat Providence et des économies trop réglementées (droit du travail notamment, pression fiscale), donc pas ou peu de croissance.
Le destin de l’humanité est donc de déchoir dans un Grand Tout de plus en plus en plus métissé, de plus en plus crétinisé, de plus en plus démagogique. C’est à l’intérieur de ce Grand Tout qu’il nous faut évoluer et rêver d’un recours aux forêts.
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Ces gens-là ne haïssent le marché parce qu’ils le croient inefficace, mais parce qu’il dépasse leur entendement, qu’il est incompatible avec leurs structures mentales. A contrario, leur attachement au communisme ne tient pas à d’éventuels avantages ou vertus qu’ils lui prêteraient, mais au fait que leur cerveau peut seulement concevoir une monde sans liberté, découpé au cordeau, délivré de l’incertitude et de ce fardeau qui s’appelle le libre-arbitre.
Partant, les considérations bassement rationnelles du type ça a marché/ça n’a pas marché ne pèsent pas bien lourd.
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Imaginez tout un peuple, accroc à l'Etat Providence, dépendant de l'argent public, qu'on sèvre brutalement, apparemment d'une simple décision d'une agence de notation, mais en réalité parce que le système est mort. Voyez. Ca donne un peuple de zombies, qui brûlent trois employés de banque dont une femme enceinte, en croyant que ça va impressionner le Grand Capital (celui qui, jusque là, a payé leur petite vie de petits cons progressistes). Les Grecs ont perdu jusqu'au sens du tragique. Ils vont disparaître de l'histoire par une sinistre farce.
Que voulez-vous faire d'utile et d'efficace dans un pays, quand l'Etat emprunte des milliards chaque année, et finance des milliers d'universitaires, d'idéologues, d'enseignants, pour tenir la réalité à distance?
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Le soucis ce n'est pas la taille de la dette publique en elle-même, c'est la taille de la dette publique par rapport au PIB. Le problème, en France, c'est que la dette augmente plus vite que la croissance du PIB. D'un point de vue purement utilitariste, la croissance de l'Etat Providence est soutenable (hors accident ) si elle reste égale ou en-deçà de la croissance économique. Le problème c'est qu'en Europe on a à la fois un gros Etat Providence et des économies trop réglementées (droit du travail notamment, pression fiscale), donc pas ou peu de croissance.
L'anti-racisme en histoire
Lilian explique que ce livre s'inscrit en réaction à ce qu'on lui a enseigné, c'est-à-dire une "histoire de blancs". Étrange, alors qu'on enseigne l'histoire de Toussaint Louverture, de Martin Luther King et de Mandela depuis déjà un certain temps… Le problème, c'est que cette histoire de blancs n'a pas été écrite pour exclure les noirs. À l'inverse du livre de Thuram, qui est objectivement une sélection raciale, consciente et assumée. La race humaine est peut-être une, n'empêche qu'elle se divise au moins en deux catégories : ceux qui peuvent discriminer, et ceux qui ne peuvent pas.
Littérature et libéralisme - Némo
L'erreur est de vouloir faire en sorte que l'art soit libéral au sens du libéralisme. La littérature décrit l'homme, la société, la vie et il y a une immense richesse dans la littérature qui décrit des hommes libres.
Finalement, à partir du moment où l'on n'est pas attaché à quelque chose de charnel comme peut l'être un patrie ou une identité, comment peut-on faire un roman qui est forcément quelque part enraciné : il y a des descriptions de paysages, est-ce que un économiste est le mieux formé pour décrire un paysage comme peut le faire un écrivain de gauche, socialiste ou réactionnaire comme Balzac. (On a parlé de Balzac dans la tradition de la liberté : "Les illusions perdues" est un ouvrage plutôt réactionnaire et pas libéral) Il s'agit d'une vraie question car c'est aussi une question politique : pourquoi, en politique, les libéraux, ne réussissent-ils pas à percer ? Parce qu'ils n'aiment pas, en France, la France! (c'est mon constat avec des partis ridicules comme Alternative Libérale ou le Parti Libéral Démocrate) Cela peut expliquer un échec sur le plan artistique : quand on n'aime pas un pays, pourquoi le décrirait-on, pourquoi exalterait-on sa langue, alors qu'en fait, on parle surtout d'économie... Il n'y a pas cet attachement à quelque chose d'incarné.
Une théorie économique n'a nul besoin d'une littérature qui l'illustre si ce n'est de façon artificielle ou instrumentale. Ou alors on prend le libéralisme comme philosophie et il est ainsi légitime d'y intégrer toute l'histoire de l'humanité, tous les arts humains et dans ces arts humains, il y a des littératures amoureuses de la liberté et la littérature française est très largement majoritaire dans ce cas.
Le libéralisme n'est pas une utopie (l'utopie demeure quelque chose de dangereux) selon moi mais une doctrine scientifique qui explique certains aspects du développement humain depuis l'âge des cavernes, l'âge tribal jusqu'à l'âge où on ira sur Mars. c'est une théorie et non une utopie.
Alors l'utopie, qu'entend-on par là ? : Il faut un idéal dans la vie, selon moi l'idéal n'est pas libertarien puisque je suis chrétien.
Le roman lui-même est une certaine vision et cette vision, pour qu'elle soit vraie, profonde, ne doit pas être prédéterminée par une thèse. Ou alors, c'est ce qu'on appelle un roman à thèse. Et les romans à thèse sont appréciés par les socialistes car leur problème n'est pas la beauté mais leur combat alors que ça n'est pas le cas pour les libéraux. Et il ne s'agit nullement d'un impérialisme de la part des libéraux... dans le grand art produit par l'Occident, il y a un message implicite qui est celui de la liberté. En tant que philosophe, je m'intéresse à l'idée de liberté, à la liberté comme valeur et j'inclus ainsi tous les gens qui ont eu la liberté comme modèle ou qui ont eu des comportement d'hommes libres et inversement je soupçonne que ceux qui condamnent le libéralisme (et là sur un plan politique) n'aiment pas la liberté
Finalement, à partir du moment où l'on n'est pas attaché à quelque chose de charnel comme peut l'être un patrie ou une identité, comment peut-on faire un roman qui est forcément quelque part enraciné : il y a des descriptions de paysages, est-ce que un économiste est le mieux formé pour décrire un paysage comme peut le faire un écrivain de gauche, socialiste ou réactionnaire comme Balzac. (On a parlé de Balzac dans la tradition de la liberté : "Les illusions perdues" est un ouvrage plutôt réactionnaire et pas libéral) Il s'agit d'une vraie question car c'est aussi une question politique : pourquoi, en politique, les libéraux, ne réussissent-ils pas à percer ? Parce qu'ils n'aiment pas, en France, la France! (c'est mon constat avec des partis ridicules comme Alternative Libérale ou le Parti Libéral Démocrate) Cela peut expliquer un échec sur le plan artistique : quand on n'aime pas un pays, pourquoi le décrirait-on, pourquoi exalterait-on sa langue, alors qu'en fait, on parle surtout d'économie... Il n'y a pas cet attachement à quelque chose d'incarné.
Une théorie économique n'a nul besoin d'une littérature qui l'illustre si ce n'est de façon artificielle ou instrumentale. Ou alors on prend le libéralisme comme philosophie et il est ainsi légitime d'y intégrer toute l'histoire de l'humanité, tous les arts humains et dans ces arts humains, il y a des littératures amoureuses de la liberté et la littérature française est très largement majoritaire dans ce cas.
Le libéralisme n'est pas une utopie (l'utopie demeure quelque chose de dangereux) selon moi mais une doctrine scientifique qui explique certains aspects du développement humain depuis l'âge des cavernes, l'âge tribal jusqu'à l'âge où on ira sur Mars. c'est une théorie et non une utopie.
Alors l'utopie, qu'entend-on par là ? : Il faut un idéal dans la vie, selon moi l'idéal n'est pas libertarien puisque je suis chrétien.
Le roman lui-même est une certaine vision et cette vision, pour qu'elle soit vraie, profonde, ne doit pas être prédéterminée par une thèse. Ou alors, c'est ce qu'on appelle un roman à thèse. Et les romans à thèse sont appréciés par les socialistes car leur problème n'est pas la beauté mais leur combat alors que ça n'est pas le cas pour les libéraux. Et il ne s'agit nullement d'un impérialisme de la part des libéraux... dans le grand art produit par l'Occident, il y a un message implicite qui est celui de la liberté. En tant que philosophe, je m'intéresse à l'idée de liberté, à la liberté comme valeur et j'inclus ainsi tous les gens qui ont eu la liberté comme modèle ou qui ont eu des comportement d'hommes libres et inversement je soupçonne que ceux qui condamnent le libéralisme (et là sur un plan politique) n'aiment pas la liberté
Serge Daney, itinéraire d'un ciné-fils
Dans un film de Rivette, il n'y a aucune image qui sert à vendre quelque chose (l'actrice, la qualité du soleil etc.) On s'aperçoit donc que le film crée du temps, invente le temps.
Invente le temps de quelqu'un d'autre... et très peu d'images. Le cinéma c'est la durée. Les pures "imagistes" ; les pures "décoratifs" dans le cinéma sont insupportables.
L'écriture nous fait aussi inventer du temps de vie ; du temps de survie. Pour faire une image, il faut une "patience d'ange".
Faire du cinéma, c'est faire du social. Hors le cinéma nous protège du moderne... mais il nous maintient le rapport avec nos contemporains. Le cinéma demande une énergie folle.
Par impossibilité d'imaginer autre chose que la réalité ; Daney ne croit pas au "lendemain qui chante".
Un critique de cinéma, c'est un prêtre raté. C'est un type qui rentre une expérience... C'est une idée que c'est son devoir. C'est le problème de n'importe quel médiateur.
Une fidélité à une idée fixe. Le cinéma c'est bien... le cinéma c'est LE bien.
La mélancolie est inhérente au cinéma. Le théâtre c'est le vrai espace public. Les médias dévitalisent : ce n'est plus sur une ligne de passion.
Le cinéma véhicule toujours des images déjà perdu. Elles perdent de leur force d'éblouissement, d'émerveillement. La conscience de la perception...
Il faut travailler pour produire des émerveillement comme on en a produit tout de suite avec l'invention par les frères Lumière.
L'homme re-rencontrera le problème du réalisme. Il le redéfinit ... c'est plus de réel.
Le discours paresseux : le cinéma a du mal a retrouvé le charme "enfantin" : le dernier c'est 2001 de Kubrick, avec Playtime de Tati.
Les choses naissent très fortes, puis déclinent. Il faut croire à son outils quand on est artiste.
---
Sur le cinéma de la qualité française. Une période de "suite" de la collaboration. Le studio représente l'Occupation nazie dans le cinéma.
la différence ent e la qualité et la nouvelle vague à la fin des 50" ; se pose le problème de la vision : certains ont vu Bardot et Belmondo, les vieux cinéastes non.
Il n'y a pas d'image à la télé. Il n'y a pas de morale.
Au cinéma, on invente des distances, et des objets transitionnels.
Le cinéma des auteurs : tu vas regarder cette scène, à partir d'un lieu que JE construit. L'espace sera vectorisé, tu ressentiras des chose à partir d'UNE position dans le monde.
Compassion vs. charité.
Le mouvement était vrai dans le film du 12 siècle au moyen âge du Japon dans les films de Misogushi.
J'appelle visuel, l'image qui vient à la place d'une image qu'on ne veut plus voir.
La télévision ne peut plus prendre en compte l'individu. On ne peut pas critiquer la télévision sans critiquer le peuple qui est derrière.
La télévision n'a pas travailler depuis longtemps.
Le religieux c'est ce qui relie les gens. L'espace public est forcément religieux. La télé c'est la communication, donc la religion.
Les acteurs avaient ce rôle d'interpréter de situations vécues. avec les télé, chacun (individualisme) raconte sa propre expérience. On a donc plus besoin d'acteur ; plus besoin de médiateur. Chacun médiatise son témoignage.
Donc individualisme et catéchisme.
Il faut être personnellement dans la moyenne, comme tout le monde. Il y a une individualité des clichés chez les américains.
Invente le temps de quelqu'un d'autre... et très peu d'images. Le cinéma c'est la durée. Les pures "imagistes" ; les pures "décoratifs" dans le cinéma sont insupportables.
L'écriture nous fait aussi inventer du temps de vie ; du temps de survie. Pour faire une image, il faut une "patience d'ange".
Faire du cinéma, c'est faire du social. Hors le cinéma nous protège du moderne... mais il nous maintient le rapport avec nos contemporains. Le cinéma demande une énergie folle.
Par impossibilité d'imaginer autre chose que la réalité ; Daney ne croit pas au "lendemain qui chante".
Un critique de cinéma, c'est un prêtre raté. C'est un type qui rentre une expérience... C'est une idée que c'est son devoir. C'est le problème de n'importe quel médiateur.
Une fidélité à une idée fixe. Le cinéma c'est bien... le cinéma c'est LE bien.
La mélancolie est inhérente au cinéma. Le théâtre c'est le vrai espace public. Les médias dévitalisent : ce n'est plus sur une ligne de passion.
Le cinéma véhicule toujours des images déjà perdu. Elles perdent de leur force d'éblouissement, d'émerveillement. La conscience de la perception...
Il faut travailler pour produire des émerveillement comme on en a produit tout de suite avec l'invention par les frères Lumière.
L'homme re-rencontrera le problème du réalisme. Il le redéfinit ... c'est plus de réel.
Le discours paresseux : le cinéma a du mal a retrouvé le charme "enfantin" : le dernier c'est 2001 de Kubrick, avec Playtime de Tati.
Les choses naissent très fortes, puis déclinent. Il faut croire à son outils quand on est artiste.
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Sur le cinéma de la qualité française. Une période de "suite" de la collaboration. Le studio représente l'Occupation nazie dans le cinéma.
la différence ent e la qualité et la nouvelle vague à la fin des 50" ; se pose le problème de la vision : certains ont vu Bardot et Belmondo, les vieux cinéastes non.
Il n'y a pas d'image à la télé. Il n'y a pas de morale.
Au cinéma, on invente des distances, et des objets transitionnels.
Le cinéma des auteurs : tu vas regarder cette scène, à partir d'un lieu que JE construit. L'espace sera vectorisé, tu ressentiras des chose à partir d'UNE position dans le monde.
Compassion vs. charité.
Le mouvement était vrai dans le film du 12 siècle au moyen âge du Japon dans les films de Misogushi.
J'appelle visuel, l'image qui vient à la place d'une image qu'on ne veut plus voir.
La télévision ne peut plus prendre en compte l'individu. On ne peut pas critiquer la télévision sans critiquer le peuple qui est derrière.
La télévision n'a pas travailler depuis longtemps.
Le religieux c'est ce qui relie les gens. L'espace public est forcément religieux. La télé c'est la communication, donc la religion.
Les acteurs avaient ce rôle d'interpréter de situations vécues. avec les télé, chacun (individualisme) raconte sa propre expérience. On a donc plus besoin d'acteur ; plus besoin de médiateur. Chacun médiatise son témoignage.
Donc individualisme et catéchisme.
Il faut être personnellement dans la moyenne, comme tout le monde. Il y a une individualité des clichés chez les américains.
dimanche 30 mai 2010
Films mai 2010
Cinéma :
8 fois debout **
Robin des Bois **
Enter the Void *
Dvd :
Louise Michel ***
Le vieux fusil *
Paris *
Seul contre tous ***
Irréversible ***
Rouge baiser ***
P.R.O.F.S
Trilogie Jason Bourne **
Itinéraire d'un ciné-fils, Serge Daney ****
Johnny Guitar ***
Collusion **
Brazil **
8 fois debout **
Robin des Bois **
Enter the Void *
Dvd :
Louise Michel ***
Le vieux fusil *
Paris *
Seul contre tous ***
Irréversible ***
Rouge baiser ***
P.R.O.F.S
Trilogie Jason Bourne **
Itinéraire d'un ciné-fils, Serge Daney ****
Johnny Guitar ***
Collusion **
Brazil **
dimanche 23 mai 2010
Bavarez et le principe de précaution
A défaut de les prévenir, le principe de précaution vient de provoquer trois catastrophes.
La mobilisation générale lancée par l’OMS contre la pandémie liée au virus H1N1 a poussé les Etats à constituer des stocks massifs de vaccins qui se révèlent aujourd’hui inutiles et seront demain obsolètes.
Après avoir recommandé à la population de rester chez elle lors de la tempête Xynthia au prix de 53 morts, l’Etat a décrété au lendemain de l’ouragan, sans évaluation ni concertation préalable, des zones de destruction massive où seront rasées les maisons dont il avait autorisé la construction.
L’éruption du volcan islandais Eyjafjöll a entraîné un blocus du ciel européen qui a réduit 8 millions de passagers à la condition de réfugiés et provoqué des milliards de pertes à l’économie d’un continent où la reprise est en passe d’avorter.
Au nom de ce principe, les OGM ont été interdits, ce qui a porté un coup fatal à la recherche agronomique et contribué au déclassement de l’agriculture française, dont l’excédent commercial est désormais inférieur à celui de l’Allemagne.
Selon la même logique, gouvernements, banques centrales et régulateurs, qui ignorèrent les signaux d’alerte des bulles spéculatives, rivalisent de taxes et de normes interdisant aux banques et aux assurances de financer l’économie, sans pour autant traiter le risque systémique concentré sur la liquidité bancaire.
A l’origine de cette cascade de désastres, toujours la même séquence : absence d’évaluation et de prévention des risques ; stupeur et improvisation devant l’événement ; amplification de la menace et démesure de la riposte ; désillusion des citoyens et mise en accusation des responsables politiques face à l’absurdité des mesures et à l’inflation des coûts.
La mobilisation générale lancée par l’OMS contre la pandémie liée au virus H1N1 a poussé les Etats à constituer des stocks massifs de vaccins qui se révèlent aujourd’hui inutiles et seront demain obsolètes.
Après avoir recommandé à la population de rester chez elle lors de la tempête Xynthia au prix de 53 morts, l’Etat a décrété au lendemain de l’ouragan, sans évaluation ni concertation préalable, des zones de destruction massive où seront rasées les maisons dont il avait autorisé la construction.
L’éruption du volcan islandais Eyjafjöll a entraîné un blocus du ciel européen qui a réduit 8 millions de passagers à la condition de réfugiés et provoqué des milliards de pertes à l’économie d’un continent où la reprise est en passe d’avorter.
Au nom de ce principe, les OGM ont été interdits, ce qui a porté un coup fatal à la recherche agronomique et contribué au déclassement de l’agriculture française, dont l’excédent commercial est désormais inférieur à celui de l’Allemagne.
Selon la même logique, gouvernements, banques centrales et régulateurs, qui ignorèrent les signaux d’alerte des bulles spéculatives, rivalisent de taxes et de normes interdisant aux banques et aux assurances de financer l’économie, sans pour autant traiter le risque systémique concentré sur la liquidité bancaire.
A l’origine de cette cascade de désastres, toujours la même séquence : absence d’évaluation et de prévention des risques ; stupeur et improvisation devant l’événement ; amplification de la menace et démesure de la riposte ; désillusion des citoyens et mise en accusation des responsables politiques face à l’absurdité des mesures et à l’inflation des coûts.
mercredi 5 mai 2010
Les clichés de l'Ecole publique
1. Le capitalisme c’est l’exploitation du pauvre par le riche. 1 bis Le socialisme ça marche il suffit d’éduquer les gens à des comportements éthiques, équitables, citoyens,
solidaires, etc …
2. La France possède cette Sécurité Sociale fondée sur la solidarité que le monde entier nous envie. Cette conquête sociale comme d’autres est le fruit des luttes syndicales.
3. Le service public est au service de tous, le service privé est au service du fric.
4. Les hommes politiques sont au service de l’intérêt général
5. L’Amérique est le plus grand pays capitaliste donc les Américains sont des exploiteurs et veulent dominer le monde, en plus ils sont bêtes à cause de leur sous-culture et obèses à cause de la mal bouffe dont ils polluent le monde. 5 bis Les Américains ont exterminé les Indiens et maltraitent les Noirs.
6. Les autres sont mieux que nous, sauf si ce sont des Américains ou des Israéliens, car les Français sont quand même des racistes dont beaucoup votent Le Pen.
7. Le raciste est forcément un occidental. Un noir ou un arabe raciste ou antisémite ne font que réagir naturellement à la ségrégation dont ils ont été victimes
8. L’homme est naturellement bon, c’est le capitalisme qui le pervertit. Le délinquant est donc avant tout une victime qui réagit face à l’injustice sociale.
9. Ceux qui ne sont pas d’accord avec les postulats-sentences ci-dessus pensent des choses graves, ce sont des fascistes et il faut les exclure.
solidaires, etc …
2. La France possède cette Sécurité Sociale fondée sur la solidarité que le monde entier nous envie. Cette conquête sociale comme d’autres est le fruit des luttes syndicales.
3. Le service public est au service de tous, le service privé est au service du fric.
4. Les hommes politiques sont au service de l’intérêt général
5. L’Amérique est le plus grand pays capitaliste donc les Américains sont des exploiteurs et veulent dominer le monde, en plus ils sont bêtes à cause de leur sous-culture et obèses à cause de la mal bouffe dont ils polluent le monde. 5 bis Les Américains ont exterminé les Indiens et maltraitent les Noirs.
6. Les autres sont mieux que nous, sauf si ce sont des Américains ou des Israéliens, car les Français sont quand même des racistes dont beaucoup votent Le Pen.
7. Le raciste est forcément un occidental. Un noir ou un arabe raciste ou antisémite ne font que réagir naturellement à la ségrégation dont ils ont été victimes
8. L’homme est naturellement bon, c’est le capitalisme qui le pervertit. Le délinquant est donc avant tout une victime qui réagit face à l’injustice sociale.
9. Ceux qui ne sont pas d’accord avec les postulats-sentences ci-dessus pensent des choses graves, ce sont des fascistes et il faut les exclure.
Contre le progrès - par Finkielkraut
Le progressisme, c'est l'idée que tout est politique, et qu'en effet on peut accéder à un monde meilleur par un bouleversement radical des institutions, par la révolution ou l'élimination des méchants. La phrase inaugurale du progressisme a été écrite par Jean-Jacques Rousseau: « Je hais la servitude comme la source de tous les maux du genre humain. » Le mal est donc une réalité politique ou économique, ce n'est plus un fait de nature. D'où cette mission inouïe assignée à la politique: en finir avec le mal. Nourrie de cette espérance, la gauche progressiste ne voulait pas voir les horreurs commises en son nom. Et quand elle les voyait et finissait par condamner le communisme soviétique, c'était pour reporter aussitôt son impatience messianique sur Cuba ou sur la Chine. La gauche antitotalitaire, à l'inverse, s'est inspirée de Soljenitsyne et des dissidents pour dénoncer non seulement l'écart entre l'idéal communiste et la réalité, mais aussi le danger d'un idéal d'éradication définitive du mal. On pourrait croire que le mur de Berlin a entraîné dans sa chute les illusions du progressisme. C'est le contraire qui est vrai. L'antitotalitarisme a disparu en même temps que le système totalitaire2.
Le monde de la technique - par Ferry
La révolution scientifique du XVIIe siècle est la première mondialisation.
La science moderne dit que le monde est de part en part compréhensible (le principe d'inertie chez Descartes : un autre corps doit venir modifier la direction d'un corps en mouvement) = Rien n'arrive sans raison (ou principe de raison suffisante chez Leibniz).
Le projet scientifique sera de rationaliser le monde : avec le postulat que rien n'est en soi mystérieux... tout doit pouvoir s'expliquer.
C'est le désenchantement du monde de Weber. (ou dé-sacralisation de la nature). Il y a une domination intellectuelle du monde... qui rejoint une domination pratique du monde. On va pouvoir maîtriser la nature (qui n'est plus sacrée) pour réaliser les fins qui sont les notre. (= nous rendre comme maître et possesseur de la nature de Descartes).
Le monde de la technique n'est pas encore là au début du XIXe. Le progrès de la science (naturelle, historique, sociale, scientifique etc.) est encore soumises à deux finalités extérieurs à la domination : maîtriser le monde pour être plus libre et plus heureux. C'est un projet d'émancipation des humains par rapport à la superstition (= les lumières contre l'obscurité). Le bien être est une idée neuve (= exemple du désastre de Lisbonne au XVIIe qui voit d'un mauvais oeil la nature, qu'on pourrait prévenir avec la science) La civilisation rendra plus libre et plus heureux.
La science va être intégré dans le système capitaliste. C'est à dire une concurrence généralisée à travers le monde. Le progrès change de sens, il est automatique. Le progrès technique est nécessaire pour survivre dans l'univers de concurrence.
C'est un processus sans sujet, personne ne contrôle. Chacun est donc soumis à la concurrence et de la compétition.
Ce processus est dé-finalisé. Nous ne savons pas où cela va. Il n'y a pas plus de liberté et de bien être avec la technique moderne (nos grands parents par rapport à nous).
Plus aucun sujet ne contrôle quoi que ce soit. Ce monde incarne le projet nietzschéen. Il n'y a plus de transcendance, plus d'idole. Le monde de la technique. La limite de la pensée de Nietzsche, donc, car la fin des idoles et la pensée la plus critique devient une espèce d'apologie du réel. Réel étant la mondialisation technique. (Heidegger s'opposera à la modernité, voulant sortir du monde technicien).
Acceptons nous cette dépossession sur le plan moral et intellectuel, en tant que libéral ? Dépossession qui vient de l'immensité technique, du manque de fin donnée par la technique.
--
avec la technique, c'est à dire le progrès au cours du temps, devait s'accompagner une responsabilisation des hommes.
À notre époque, les humains devraient être responsables de leurs actes. De fait la technique n'apporte que du bien être si l'homme est assez responsable. Avec l'Etat et la tribalisation des rapports sociaux, l'esclavagisme contemporain crée une soumission à la technique par la centralisation des décisions étatique.
La science moderne dit que le monde est de part en part compréhensible (le principe d'inertie chez Descartes : un autre corps doit venir modifier la direction d'un corps en mouvement) = Rien n'arrive sans raison (ou principe de raison suffisante chez Leibniz).
Le projet scientifique sera de rationaliser le monde : avec le postulat que rien n'est en soi mystérieux... tout doit pouvoir s'expliquer.
C'est le désenchantement du monde de Weber. (ou dé-sacralisation de la nature). Il y a une domination intellectuelle du monde... qui rejoint une domination pratique du monde. On va pouvoir maîtriser la nature (qui n'est plus sacrée) pour réaliser les fins qui sont les notre. (= nous rendre comme maître et possesseur de la nature de Descartes).
Le monde de la technique n'est pas encore là au début du XIXe. Le progrès de la science (naturelle, historique, sociale, scientifique etc.) est encore soumises à deux finalités extérieurs à la domination : maîtriser le monde pour être plus libre et plus heureux. C'est un projet d'émancipation des humains par rapport à la superstition (= les lumières contre l'obscurité). Le bien être est une idée neuve (= exemple du désastre de Lisbonne au XVIIe qui voit d'un mauvais oeil la nature, qu'on pourrait prévenir avec la science) La civilisation rendra plus libre et plus heureux.
La science va être intégré dans le système capitaliste. C'est à dire une concurrence généralisée à travers le monde. Le progrès change de sens, il est automatique. Le progrès technique est nécessaire pour survivre dans l'univers de concurrence.
C'est un processus sans sujet, personne ne contrôle. Chacun est donc soumis à la concurrence et de la compétition.
Ce processus est dé-finalisé. Nous ne savons pas où cela va. Il n'y a pas plus de liberté et de bien être avec la technique moderne (nos grands parents par rapport à nous).
Plus aucun sujet ne contrôle quoi que ce soit. Ce monde incarne le projet nietzschéen. Il n'y a plus de transcendance, plus d'idole. Le monde de la technique. La limite de la pensée de Nietzsche, donc, car la fin des idoles et la pensée la plus critique devient une espèce d'apologie du réel. Réel étant la mondialisation technique. (Heidegger s'opposera à la modernité, voulant sortir du monde technicien).
Acceptons nous cette dépossession sur le plan moral et intellectuel, en tant que libéral ? Dépossession qui vient de l'immensité technique, du manque de fin donnée par la technique.
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avec la technique, c'est à dire le progrès au cours du temps, devait s'accompagner une responsabilisation des hommes.
À notre époque, les humains devraient être responsables de leurs actes. De fait la technique n'apporte que du bien être si l'homme est assez responsable. Avec l'Etat et la tribalisation des rapports sociaux, l'esclavagisme contemporain crée une soumission à la technique par la centralisation des décisions étatique.
Existe-t-il une philosophie chrétienne ?
OUI car usage de la raison - pour comprendre les écritures saintes qu'on doit décrypter - une herméneutique des évangiles - comprendre la nature comme oeuvre de Dieu.
NON : dès qu'on arrive à la doctrine du Salut : la FOI supplante la Raison. EN ce qui concerne les vérités révélées qui sont supérieur aux vérités de la raison.
Puisque la philo n'a plus rien à dire des grandes questions, la scolatique est une discipline scolaire - et non une philosophie de l'existence. On exerce sa raison pour juger de notions (catho) avec de l'esprit critique (république). Ca n'a rien à voir avec la philo existentielle des Anciens.
--
La philosophie c'est une doctrine du Salut. Même si on n'en parle pas... tous les philosophes s'inscrivent dans un courant de pensée qui a pensé le Salut (pour Popper et Habermas, c'est Kant. Pour Deleuze et Foucault c'est NIetzsche). Et Kant et Nietzsche ont pensé le Salut.
Les pères fondateurs ont - eux - pensé la fondation. Aujourd'hui, ce sont des ouvriers qui travaillent des bouts de philosophie initiées par quelques grandes références.
--
Les jacobins révolutionnaires sont des cartésiens sortis des écoles, descendant dans la rue : idée de faire table rase de toutes les idées issues du passée, Tocqueville
Un peu de science nous éloigne de Dieu, beaucoup nous y ramène, Pasteur
OUI car usage de la raison - pour comprendre les écritures saintes qu'on doit décrypter - une herméneutique des évangiles - comprendre la nature comme oeuvre de Dieu.
NON : dès qu'on arrive à la doctrine du Salut : la FOI supplante la Raison. EN ce qui concerne les vérités révélées qui sont supérieur aux vérités de la raison.
Puisque la philo n'a plus rien à dire des grandes questions, la scolatique est une discipline scolaire - et non une philosophie de l'existence. On exerce sa raison pour juger de notions (catho) avec de l'esprit critique (république). Ca n'a rien à voir avec la philo existentielle des Anciens.
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La philosophie c'est une doctrine du Salut. Même si on n'en parle pas... tous les philosophes s'inscrivent dans un courant de pensée qui a pensé le Salut (pour Popper et Habermas, c'est Kant. Pour Deleuze et Foucault c'est NIetzsche). Et Kant et Nietzsche ont pensé le Salut.
Les pères fondateurs ont - eux - pensé la fondation. Aujourd'hui, ce sont des ouvriers qui travaillent des bouts de philosophie initiées par quelques grandes références.
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Les jacobins révolutionnaires sont des cartésiens sortis des écoles, descendant dans la rue : idée de faire table rase de toutes les idées issues du passée, Tocqueville
Un peu de science nous éloigne de Dieu, beaucoup nous y ramène, Pasteur
Religion et Nietzsche - par Ferry
La religion de salut terrestre au XIXe siècle :
- le scientisme
- le nationalisme
- idée révolutionnaire : science de l'Histoire patriotique
Elles conservent la religion classique : un arrière monde qui légitime la mort pour un idéal.
L'esprit critique des lumières se retournent contre lui-même avec Nietzsche. Ce que les lumières avaient détruit avec l'esprit critique ; Nietzsche rejoue cette idée.
Nietzsche :
n'attendez pas de moi que je re-crée de nouvelles idéoles
n'attendez pas de moi que j'améliore le monde
améliorer l'humanité, la dernière chose que j'irais promettre
reverser les idoles, les idéaux
que les anciennes apprennent plutôt ce qu'il en coute d'avoir les pieds d'argiles.
Le nihilisme contre lequel Nietzsche combat : le fait d'inventer des idéaux pour préténdre améliorer l'humanité.
Tout ce que nous disons sont des masques qui cachent quelques choses d'inavoualbe. C'est au philosophe de faire apparaître les symptômes qui se cachent derrière se qui se cachent (les Idoles). Il doit rechercher la généalogie, et non la théorie.
Le philosophe se retrouve dans les marges. Il est le solitaire. Nietzsche - au contraire de Marx et Freud - ne croit pas à la vérité scientifique. Tout est interprétation.
L'artiste est un aristocrate. Il pose les valeurs. Il n'a rien à démontrer. Ce n'est pas du labeur pour montrer qu'il a raison. Les sophistes n'usent pas le langage pour défendre la vérité.
- le scientisme
- le nationalisme
- idée révolutionnaire : science de l'Histoire patriotique
Elles conservent la religion classique : un arrière monde qui légitime la mort pour un idéal.
L'esprit critique des lumières se retournent contre lui-même avec Nietzsche. Ce que les lumières avaient détruit avec l'esprit critique ; Nietzsche rejoue cette idée.
Nietzsche :
n'attendez pas de moi que je re-crée de nouvelles idéoles
n'attendez pas de moi que j'améliore le monde
améliorer l'humanité, la dernière chose que j'irais promettre
reverser les idoles, les idéaux
que les anciennes apprennent plutôt ce qu'il en coute d'avoir les pieds d'argiles.
Le nihilisme contre lequel Nietzsche combat : le fait d'inventer des idéaux pour préténdre améliorer l'humanité.
Tout ce que nous disons sont des masques qui cachent quelques choses d'inavoualbe. C'est au philosophe de faire apparaître les symptômes qui se cachent derrière se qui se cachent (les Idoles). Il doit rechercher la généalogie, et non la théorie.
Le philosophe se retrouve dans les marges. Il est le solitaire. Nietzsche - au contraire de Marx et Freud - ne croit pas à la vérité scientifique. Tout est interprétation.
L'artiste est un aristocrate. Il pose les valeurs. Il n'a rien à démontrer. Ce n'est pas du labeur pour montrer qu'il a raison. Les sophistes n'usent pas le langage pour défendre la vérité.
Perversion de l'aide au tiers-monde
Les bureaucrates, en effet, se concentrent sur ce qui est visible, imposant. Des projets comme la suppression de la famine, l’accès à l’eau sont préférés à des micro-projets: inatteignables, ils sont considérés comme préférables pour que l’existence même du bureau ne soit pas remise en cause. Des sommes considérables sont ainsi injectées, pourtant dérisoires face à l’objectif considéré. Evidemment, la situation n’arrange rien pour le pays récipiendaire: “vous êtes pauvres, plus vous recevez d’aide”. Quelle est donc l’incitation? “restez pauvres!”: l’aide publique au développement appelle ainsi l’aide publique au développement.
Ellul sur la technique
Technique et liberté.
Un univers de liberté devant nous grâce à la technique.
La technique peut aussi déterminer les individus à utiliser les mêmes moyens techniques pour des fins communes.
Nos sociétés rendent difficile l'attribution de la responsabilité. Il n'y a plus de responsabilité car les tâches sont particularisés (divisés en petite partie) dans les sociétés technicienne.
La tâche technique peut dé-responsabiliser les individus : exemple du gérant des camps d'extermination qui n'a pas le soucis du crime contre l'humanité qu'il commet ; car il est obnubilé par sa tâche technique.
La technique a détruit tout ce que l'homme a considéré comme sacré. L'homme regarde spontanément la technique comme du sacré.
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Il faut distinguer révolte et révolution, en rappelant que la révolte est d'abord instinctive alors que la révolution procède d'une théorie et d'une organisation. Toutes deux se faisant soit au nom d'un passé idéalisé, soit au nom d'un avenir radieux - mais c'est toujours l'ordre établi qui est visé. Jacques Ellul
Un univers de liberté devant nous grâce à la technique.
La technique peut aussi déterminer les individus à utiliser les mêmes moyens techniques pour des fins communes.
Nos sociétés rendent difficile l'attribution de la responsabilité. Il n'y a plus de responsabilité car les tâches sont particularisés (divisés en petite partie) dans les sociétés technicienne.
La tâche technique peut dé-responsabiliser les individus : exemple du gérant des camps d'extermination qui n'a pas le soucis du crime contre l'humanité qu'il commet ; car il est obnubilé par sa tâche technique.
La technique a détruit tout ce que l'homme a considéré comme sacré. L'homme regarde spontanément la technique comme du sacré.
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Il faut distinguer révolte et révolution, en rappelant que la révolte est d'abord instinctive alors que la révolution procède d'une théorie et d'une organisation. Toutes deux se faisant soit au nom d'un passé idéalisé, soit au nom d'un avenir radieux - mais c'est toujours l'ordre établi qui est visé. Jacques Ellul
Le goulag new-age
L'histoire ne se répète jamais de la même façon. Cette fois il n'y aura pas besoin de répression massive, un siècle d'abrutissement par la social-démocratie et le journalisme ont énormément augmenté la demande de servitude des européens. La plupart des défenses mentales sont brisées par des phénomènes de déterritorialisation, de ramollissement, de moyennisation et de nomadisme. Par ailleurs aujourd'hui c'est le soft power qui est devenu déterminant pour contrôler les masses, le goulag est donc rendu obsolète par le contrôle du mimétisme social et de la désinformation.
Au lieu que les gens aillent au goulag ils iront en camp de rééducation zéro morts (si on ne compte pas les suicides), mais crois-moi, le soft power a ses limites. Et au passage, je ne vis pas le foutre rapport avec la déterritorialisation et le nomadisme - au contraire, en général les nomades sont plus durs que les sédentaires.
Au lieu que les gens aillent au goulag ils iront en camp de rééducation zéro morts (si on ne compte pas les suicides), mais crois-moi, le soft power a ses limites. Et au passage, je ne vis pas le foutre rapport avec la déterritorialisation et le nomadisme - au contraire, en général les nomades sont plus durs que les sédentaires.
Law & economics - par Hoppe
Coase : prendre en compte le fait que chaque acteur est inter-dépendant de l'autre. Il y a une renversibilité.
Posner : est juste ce qui maximise la richesse totale de la société. Il faut voir si la firme qui pollue coûtera plus à la société si elle déménage ou si la ferme déménage.
Posner : est juste ce qui maximise la richesse totale de la société. Il faut voir si la firme qui pollue coûtera plus à la société si elle déménage ou si la ferme déménage.
Citer Hayek et critique de Hoppe
Les hommes ne peuvent être laissés libres d’agir selon leur propres connaissances et pour leurs propres buts que si la rémunération de leurs efforts dépend en partie de circonstances qu’ils ne peuvent ni régir ni prévoir. Et si l’on doit les laisser libres de se guider dans leurs actes par leurs propres convictions morales, il ne peut être en même temps exigé que l’effet global de leurs actions respectives sur leurs divers contemporains doive être conforme à un certain idéal de justice distributive. En ce sens-là, la liberté est inséparable d’un type de rémunération qui n’a fréquemment aucun rapport avec le mérite, et qui de ce fait est ressenti comme injuste, Friedrich Hayek
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À l'avenir, les enfants auront le droit de vote. Quelques dizaines d'années après, on trouvera ça totalement juste - et en accord avec les droits de l'enfant-homme.
Je pense comme Hoppe, que la politique inflationniste et la destruction de l'épargne sont liées aux progrès de la démocratie en tant que régime fondé sur la redistribution.
Le problème de Hoppe et Rothbard est l'axiome (du droit naturel) de la propriété de soi... qu'ils tirent de Robinson. C'est un - mauvais - tournant du droit naturel classique. (rasoir d'Occam, pas besoin d'un axiome de propriété de soi pour fonder la propriété).
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À l'avenir, les enfants auront le droit de vote. Quelques dizaines d'années après, on trouvera ça totalement juste - et en accord avec les droits de l'enfant-homme.
Je pense comme Hoppe, que la politique inflationniste et la destruction de l'épargne sont liées aux progrès de la démocratie en tant que régime fondé sur la redistribution.
Le problème de Hoppe et Rothbard est l'axiome (du droit naturel) de la propriété de soi... qu'ils tirent de Robinson. C'est un - mauvais - tournant du droit naturel classique. (rasoir d'Occam, pas besoin d'un axiome de propriété de soi pour fonder la propriété).
Quelques citations radicales
« Il n'y a rien de plus bourgeois que la classe ouvrière », George Orwell
"L'inceste ne blesse en rien la nature", Denis Diderot
« Il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à l'égratignure de mon doigt », David Hume
"La musique de masse et la nouvelle écoute contribuent, avec le sport et le cinéma, à rendre impossible tout arrachement à l'infantilisation générale des mentalités", Theodor W. Adorno
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"La petite enfance sera l'objet d'une priorité absolue pour un gouvernement de gauche. C'est à cet âge que la socialisation des enfants peut-être rendue la plus facile" (Programme du PS, 1975)
"Les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents", Danton
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Ils ne feront que “penser” la vie… et ne “l’éprouveront” jamais… même dans la guerre… dans leur sale viande de “précieux”, de sournois crâneurs… Encroûtés, sclérosés, onctueux, bourgeoisés, supériorisés, mufflisés dès les premières compositions, Ils gardent toute leur vie un balai dans le trou du cul, la pompe latine sur la langue… Ils entrent dans l’enseignement secondaire, comme les petites chinoises dans les brodequins rétrécis, ils en sortiront émotivement monstrueux, amputés, sadiques, frigides, frivoles et retors… Louis-Ferdinand Céline, 1937
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La culture ne veut que la capitulation des ultimes réfractaires, et la reconnaissance par tous. La culture est l'autre nom de la fête, qui est le coeur disciplinaire de la société, l'organe par lequel s'exprime le nouveau parti de l'ordre.
Tout finira dans la canaille, Nietzsche
L'art est un outil pour la domestication des masses, Muray
"L'inceste ne blesse en rien la nature", Denis Diderot
« Il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde entier à l'égratignure de mon doigt », David Hume
"La musique de masse et la nouvelle écoute contribuent, avec le sport et le cinéma, à rendre impossible tout arrachement à l'infantilisation générale des mentalités", Theodor W. Adorno
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"La petite enfance sera l'objet d'une priorité absolue pour un gouvernement de gauche. C'est à cet âge que la socialisation des enfants peut-être rendue la plus facile" (Programme du PS, 1975)
"Les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents", Danton
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Ils ne feront que “penser” la vie… et ne “l’éprouveront” jamais… même dans la guerre… dans leur sale viande de “précieux”, de sournois crâneurs… Encroûtés, sclérosés, onctueux, bourgeoisés, supériorisés, mufflisés dès les premières compositions, Ils gardent toute leur vie un balai dans le trou du cul, la pompe latine sur la langue… Ils entrent dans l’enseignement secondaire, comme les petites chinoises dans les brodequins rétrécis, ils en sortiront émotivement monstrueux, amputés, sadiques, frigides, frivoles et retors… Louis-Ferdinand Céline, 1937
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La culture ne veut que la capitulation des ultimes réfractaires, et la reconnaissance par tous. La culture est l'autre nom de la fête, qui est le coeur disciplinaire de la société, l'organe par lequel s'exprime le nouveau parti de l'ordre.
Tout finira dans la canaille, Nietzsche
L'art est un outil pour la domestication des masses, Muray
Signes du déclin
Une civilisation dans laquelle les infirmières et les instituteurs sont plus respectés que les Traders est une civilisation moralement atteinte.
C’est la première fois dans l’histoire humaine qu’une civilisation est frappée de dégénérescence à telle point que des infirmières et des instituteurs sont plus en vu que des traders, que les petites mains ayant épousé une carrière modeste pour être protégées en échange par le Prince par contrat passent pour des héros, tandis que ceux qui s’en vont chercher l’Or au péril de leurs fortunes personnelles ou de celles de leurs familles pour enrichir des régions entières en cas de réussite sont tenus pour des salauds en puissance quand ils essayent, et des salauds accomplis s’ils arrivent à bon port.
Au Frankistan, il y a quatre sortes de profession qu’il est interdit d’évoquer avant d’avoir baisé le sol : les professeurs, les journalistes, les infirmières et les postiers.
Ce qui différencie moralement un tradeur d’un instituteur, c’est que le Tradeur est recherché, que ses employeurs se battent pour le garder, alors que l’instituteur se bat pour que son employeur le garde… Par définition, quand on se bat pour garder son emploi, on est un parasite, alors que celui dont les employeurs se battent pour le garder est un créatif
--
Postier, c’est un métier dont je ne comprends pas pourquoi il existe, au passage. 97% de ce qu’ils mettent dans nos boites aux lettres peut nous être adressé par mail avec un AR, alors pourquoi finance-t-on cet emploi inutile? Pour créer du lien social, nous dit-on? Qu’est-ce que c’est que ce chantage à l’affectif? On ne sert à rien, mais on est très gentil… Votre bureau de poste est inutile, mais il crée “du lien social“, nous disent les parasites….
C’est la première fois dans l’histoire humaine qu’une civilisation est frappée de dégénérescence à telle point que des infirmières et des instituteurs sont plus en vu que des traders, que les petites mains ayant épousé une carrière modeste pour être protégées en échange par le Prince par contrat passent pour des héros, tandis que ceux qui s’en vont chercher l’Or au péril de leurs fortunes personnelles ou de celles de leurs familles pour enrichir des régions entières en cas de réussite sont tenus pour des salauds en puissance quand ils essayent, et des salauds accomplis s’ils arrivent à bon port.
Au Frankistan, il y a quatre sortes de profession qu’il est interdit d’évoquer avant d’avoir baisé le sol : les professeurs, les journalistes, les infirmières et les postiers.
Ce qui différencie moralement un tradeur d’un instituteur, c’est que le Tradeur est recherché, que ses employeurs se battent pour le garder, alors que l’instituteur se bat pour que son employeur le garde… Par définition, quand on se bat pour garder son emploi, on est un parasite, alors que celui dont les employeurs se battent pour le garder est un créatif
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Postier, c’est un métier dont je ne comprends pas pourquoi il existe, au passage. 97% de ce qu’ils mettent dans nos boites aux lettres peut nous être adressé par mail avec un AR, alors pourquoi finance-t-on cet emploi inutile? Pour créer du lien social, nous dit-on? Qu’est-ce que c’est que ce chantage à l’affectif? On ne sert à rien, mais on est très gentil… Votre bureau de poste est inutile, mais il crée “du lien social“, nous disent les parasites….
Dalrymple sur l'anti-progressisme
La montée du niveau d'instruction et l'envahissement par les demi-habiles
L'intelligence n'a pas suivi l'instruction. On peut savoir beaucoup et être incapable de réfléchir correctement et subtilement.
Ce qui fait ce qu'on se retrouve avec des masses de demi-intellectuels ayant appris des théories contestant l'existant (théories toujours valorisantes pour celui qui les professe : si le monde était différent, je serais empereur au lieu d'être grouillot) mais incapables de comprendre les limites du savoir humain et la nécessité de ne toucher à ce qui existe qu'avec des mains tremblantes. On retrouve la définition pascalienne des demi-habiles. Ils raisonnent beaucoup mais de travers. Comme disait Pascal, ils jugent mal de tout (voir Les gardiens de vaches diplomés). Ce sont typiquement les auditeurs de Radio Moscou France Inter, les profs, les journalistes, etc.
La mort de la religion
La religion mettait Dieu au-dessus de l'homme et l'aidait à assumer sa finitude. Maintenant qu'il n'y a plus rien au-dessus de l'homme, celui-ci est obsédé d'égoïsme et de narcissisme et torturé par sa finitude. Chacun devant alors être la mesure de toute chose, toutes les opinions, tous les comportements se valent du moment que quelqu'un soutient cette opinion et ce comportement. Comme on n'a qu'une vie, tous les moyens sont bons pour assouvir ses désirs.
Evidemment, dans ce contexte, les individus sont tout entiers dans le présent. La culture, nécessairement inscrite dans le temps, disparaît.
L'hyper-individualisme
Il aboutit à une dramatique uniformité : les individus n'étant plus structurés par la culture et l'éducation, ils retournent aux instincts les plus bas. Et l'instinct social le plus primitif, c'est de se regrouper en troupeaux. On doit penser et agir conforme. Quand les règles ne sont plus exprimées, cela ne signifie pas qu'il n'y a plus de règles, cela signifie que les règles sont implicites, et donc incontestables (on ne peut pas aisément contester des règles tacites). Elles sont d'autant plus oppressives.
Pour penser et agir différemment du troupeau, il faut une forte personnalité. La jouissance hédoniste et consumériste ayant enlevé toute force aux individus, ceux-ci se retrouvent incapables de manifester des pensées et des sentiments propres, on mime les pensées et les sentiments conformes.
Ce qui fait que les slogans à la con prétendument individualistes «parce que je le vaux bien» cachent une soumission au groupe comme jamais. On est libre de faire ce qu'on veut, à condition de vouloir faire comme tout le monde.
Le monde moderne a inventé l'individualisme sans l'individualité.
L'Europe
«L'Europe»,ce fantasme de bureaucrates, est une fausse identité. Elle se perpétue après que les raisons qui l'ont fondée ont disparu (peut-on sérieusement soutenir que, sans «l'Europe», les Européens s'entretueraient ?) car elle sert de maison de retraite aux politiciens au rencart. Elle permet à ces rejetés du suffrage universel de continuer à sucer la moelle des impots pour rouler avec chauffeur et vivre dans des palais somptueux avec des masses de personnel à leur service. Les politiciens étant des professionnels qui seraient bien incapables de faire autre chose, ils ont besoin, en cas d'accident de carrière, de ce point de chute à l'abri des turbulences bureaucratiques pour continuer à vivre leur vie de parasites, c'est pourquoi ils font ce qu'il faut pour prolonger ce moloch bureaucratique.
De plus, les eurocrates voient l'Europe comme un moyen d'étendre leur pouvoir et de se faire voir sur la scène mondiale. On ne sait pas si ce projet est partagé par les peuples, puisque le fonctionnement des instances européennes n'a que l'apparence de la démocratie.
Or, cette fausse identité européenne asphyxie les identités nationales des peuples européens. Ce n'est pas par hasard que les bureaucrates européens sont en pointe de l'immigrationnisme : un immigré, c'est l'Européen idéal, déjà dépouillé en partie de son identité d'origine, pas encore revêtu de sa nouvelle identité nationale, c'est un apatride, un vrai gibier de propagande européiste.
L'Union Européenne est un monstre politique qui finira par disparaitre (la chute est amorcée) mais cette disparition ne se fera pas sans catastrophe. C'est une chose de s'abstenir de créer un monstre, c'en est une autre de s'en débarrasser une fois qu'il existe.
Un récit historique misérabiliste.
A entendre ceux qui détiennent le pouvoir de la parole, médiatique ou pédagogique, l'histoire des pays européens ne serait qu'une succession de guerres, de génocides, de meurtres, de massacres et de persécutions. Bien sûr, il y en a eu, comme dans l'histoire de tout pays, mais réduire l'histoire européenne à sa face noire relève presque de la pathologie masochiste.
Peut-être a-t-on trop poussé le nationalisme par le passé. Les ravages psychologiques de la seconde guerre mondiale n'ont toujours pas cicatrisé. Il n'en reste pas moins qu'un patriotisme mesuré, sans tomber dans l'excès qu'est le chauvinisme, est une vertu. Se sentir participer à quelque chose de plus grand que soi donne un sens à sa vie. Les pauvres ne deviennent pas riches pour autant mais, au moins, ils ont une patrie dont ils peuvent s'enorgueillir.
Aujourd'hui, il y a des masses d'imbéciles qui qualifieraient de «nauséabond» (ah ! Ce vocabulaire moderne fabriqué pour les cuistres sans cervelle ...) le simple fait de se dire fier d'être français.
Dalrymple fait un détour par les USA pour signaler qu'ils sont atteints des mêmes maux que l'Europe sous une forme moins aigüe.
En conclusion
L'Européen ne fait plus d'enfants, n'a plus de culture, ne transmet plus de culture, ne trouve plus de transcendance, ni dans la religion, ni dans le patriotisme, est sans personnalité, perdu dans le conformisme, infantilisé par l'Etat-providence, vit, tout entier dans le présent, une vie qui a perdu son sens à force d'égoïsme jouisseur. Réussir sa vie, pour un Européen, c'est aller plusieurs fois en vacances à Bali ?
L'intelligence n'a pas suivi l'instruction. On peut savoir beaucoup et être incapable de réfléchir correctement et subtilement.
Ce qui fait ce qu'on se retrouve avec des masses de demi-intellectuels ayant appris des théories contestant l'existant (théories toujours valorisantes pour celui qui les professe : si le monde était différent, je serais empereur au lieu d'être grouillot) mais incapables de comprendre les limites du savoir humain et la nécessité de ne toucher à ce qui existe qu'avec des mains tremblantes. On retrouve la définition pascalienne des demi-habiles. Ils raisonnent beaucoup mais de travers. Comme disait Pascal, ils jugent mal de tout (voir Les gardiens de vaches diplomés). Ce sont typiquement les auditeurs de Radio Moscou France Inter, les profs, les journalistes, etc.
La mort de la religion
La religion mettait Dieu au-dessus de l'homme et l'aidait à assumer sa finitude. Maintenant qu'il n'y a plus rien au-dessus de l'homme, celui-ci est obsédé d'égoïsme et de narcissisme et torturé par sa finitude. Chacun devant alors être la mesure de toute chose, toutes les opinions, tous les comportements se valent du moment que quelqu'un soutient cette opinion et ce comportement. Comme on n'a qu'une vie, tous les moyens sont bons pour assouvir ses désirs.
Evidemment, dans ce contexte, les individus sont tout entiers dans le présent. La culture, nécessairement inscrite dans le temps, disparaît.
L'hyper-individualisme
Il aboutit à une dramatique uniformité : les individus n'étant plus structurés par la culture et l'éducation, ils retournent aux instincts les plus bas. Et l'instinct social le plus primitif, c'est de se regrouper en troupeaux. On doit penser et agir conforme. Quand les règles ne sont plus exprimées, cela ne signifie pas qu'il n'y a plus de règles, cela signifie que les règles sont implicites, et donc incontestables (on ne peut pas aisément contester des règles tacites). Elles sont d'autant plus oppressives.
Pour penser et agir différemment du troupeau, il faut une forte personnalité. La jouissance hédoniste et consumériste ayant enlevé toute force aux individus, ceux-ci se retrouvent incapables de manifester des pensées et des sentiments propres, on mime les pensées et les sentiments conformes.
Ce qui fait que les slogans à la con prétendument individualistes «parce que je le vaux bien» cachent une soumission au groupe comme jamais. On est libre de faire ce qu'on veut, à condition de vouloir faire comme tout le monde.
Le monde moderne a inventé l'individualisme sans l'individualité.
L'Europe
«L'Europe»,ce fantasme de bureaucrates, est une fausse identité. Elle se perpétue après que les raisons qui l'ont fondée ont disparu (peut-on sérieusement soutenir que, sans «l'Europe», les Européens s'entretueraient ?) car elle sert de maison de retraite aux politiciens au rencart. Elle permet à ces rejetés du suffrage universel de continuer à sucer la moelle des impots pour rouler avec chauffeur et vivre dans des palais somptueux avec des masses de personnel à leur service. Les politiciens étant des professionnels qui seraient bien incapables de faire autre chose, ils ont besoin, en cas d'accident de carrière, de ce point de chute à l'abri des turbulences bureaucratiques pour continuer à vivre leur vie de parasites, c'est pourquoi ils font ce qu'il faut pour prolonger ce moloch bureaucratique.
De plus, les eurocrates voient l'Europe comme un moyen d'étendre leur pouvoir et de se faire voir sur la scène mondiale. On ne sait pas si ce projet est partagé par les peuples, puisque le fonctionnement des instances européennes n'a que l'apparence de la démocratie.
Or, cette fausse identité européenne asphyxie les identités nationales des peuples européens. Ce n'est pas par hasard que les bureaucrates européens sont en pointe de l'immigrationnisme : un immigré, c'est l'Européen idéal, déjà dépouillé en partie de son identité d'origine, pas encore revêtu de sa nouvelle identité nationale, c'est un apatride, un vrai gibier de propagande européiste.
L'Union Européenne est un monstre politique qui finira par disparaitre (la chute est amorcée) mais cette disparition ne se fera pas sans catastrophe. C'est une chose de s'abstenir de créer un monstre, c'en est une autre de s'en débarrasser une fois qu'il existe.
Un récit historique misérabiliste.
A entendre ceux qui détiennent le pouvoir de la parole, médiatique ou pédagogique, l'histoire des pays européens ne serait qu'une succession de guerres, de génocides, de meurtres, de massacres et de persécutions. Bien sûr, il y en a eu, comme dans l'histoire de tout pays, mais réduire l'histoire européenne à sa face noire relève presque de la pathologie masochiste.
Peut-être a-t-on trop poussé le nationalisme par le passé. Les ravages psychologiques de la seconde guerre mondiale n'ont toujours pas cicatrisé. Il n'en reste pas moins qu'un patriotisme mesuré, sans tomber dans l'excès qu'est le chauvinisme, est une vertu. Se sentir participer à quelque chose de plus grand que soi donne un sens à sa vie. Les pauvres ne deviennent pas riches pour autant mais, au moins, ils ont une patrie dont ils peuvent s'enorgueillir.
Aujourd'hui, il y a des masses d'imbéciles qui qualifieraient de «nauséabond» (ah ! Ce vocabulaire moderne fabriqué pour les cuistres sans cervelle ...) le simple fait de se dire fier d'être français.
Dalrymple fait un détour par les USA pour signaler qu'ils sont atteints des mêmes maux que l'Europe sous une forme moins aigüe.
En conclusion
L'Européen ne fait plus d'enfants, n'a plus de culture, ne transmet plus de culture, ne trouve plus de transcendance, ni dans la religion, ni dans le patriotisme, est sans personnalité, perdu dans le conformisme, infantilisé par l'Etat-providence, vit, tout entier dans le présent, une vie qui a perdu son sens à force d'égoïsme jouisseur. Réussir sa vie, pour un Européen, c'est aller plusieurs fois en vacances à Bali ?
La rééducation écologique
On me mettra en camps de rééducation car je ne voudrais m'asservir pour les générations futures. Je serais, un jour, délinquant et partisan d'un crime contre l'humanité qui devra arriver plusieurs générations après moi. On m'internera pour ne pas avoir compris la gravité de la situation écologique actuelle, pour ne pas avoir pris en compte le nombre de victime potentielle des changements climatiques.
Ce sera une mesure de prévention. On arrêtera les malades, les dégénérés pour le bien de l'humanité, pour l'intérêt général. Une fois le mouvement lancé, rien ne s'arrêtera, rien ne pourra l'arrêter.
Ce sera une mesure de prévention. On arrêtera les malades, les dégénérés pour le bien de l'humanité, pour l'intérêt général. Une fois le mouvement lancé, rien ne s'arrêtera, rien ne pourra l'arrêter.
Kierkegaard et Olson
Kierkergaard sur la minorité active plus puissante que la majorité passive, inorganisée. Rejoignant le discours de Mancur Olson.
“Truth always rests with the minority, and the minority is always stronger than the majority, because the minority is generally formed by those who really have an opinion, while the strength of a majority is illusory, formed by the gangs who have no opinion — and who, therefore, in the next instant (when it is evident that the minority is the stronger) assume its opinion… while truth again reverts to a new minority.”
–Soren Kierkegaard (1813-1855)
“Truth always rests with the minority, and the minority is always stronger than the majority, because the minority is generally formed by those who really have an opinion, while the strength of a majority is illusory, formed by the gangs who have no opinion — and who, therefore, in the next instant (when it is evident that the minority is the stronger) assume its opinion… while truth again reverts to a new minority.”
–Soren Kierkegaard (1813-1855)
L'Etat contre la culture
Un mythe bien accrédité, et que les profiteurs de ce que Marc Fumaroli a appelé l'État culturel[5] ont intérêt à répandre, veut que la politique culturelle consiste à prendre de l'argent à de riches incultes pour le redistribuer à un peuple pauvre mais en mal de culture. La réalité est que, décennie après décennie, la politique culturelle, financée par les impôts des classes moyennes, sert à offrir des livres et des spectacles à des consommateurs qui font partie des segments les plus aisés de la population. La politique culturelle produit une des formes de redistribution étatiques les plus perverses, et on exagère à peine en disant qu'elle consiste à prendre du pain aux ouvriers pour offrir des livres aux riches.
Selon Marc Fumaroli, dont l'ouvrage L'État culturel a provoqué de vifs débats à Paris, l'étatisation de la culture française date surtout de la création par de Gaulle du premier ministère des Affaires culturelles. Sous la IIIe République (1875-1939), soutient Fumaroli, l'État joua essentiellement, dans le domaine de la culture, un rôle de conservateur des musées, des monuments nationaux et des "retraites studieuses" comme la Bibliothèque Nationale. La IIIe République répandait l'esprit des Lumières et la "culture cultivée" par l'intermédiaire de l'école publique, dont le modèle de rigueur et de démocratie élitaire continue de hanter les esprits à une époque où le déclin de l'instruction publique prend l'allure d'une débâcle même si le phénomène paraît moins prononcé en France qu'ailleurs. Les écrivains et les artistes, eux, survivaient en vendant leurs oeuvres ou avec l'aide d'amis et de mécènes: tels furent les locataires du Bateau Lavoir, Braque et Picasso. Encore durant les années cinquante et soixante, les oeuvres d'auteurs dramatiques comme Beckett ou Ionesco furent créées dans des théâtres parisiens non subventionnés.
Le déclin de la culture française dans le monde tient à ce que le rayonnement d'une culture dépend de la richesse et de la créativité de l'économie qui la sous-tend plutôt que des moyens artificiels que l'on met en oeuvre pour la promouvoir. La sclérose de la culture française vient non seulement des subventions qui la coupent du marché mais aussi des contrôles et des normes qu'impose l'État payeur et qui, artificielles, sont bousculées par les pratiques spontanées de l'interaction sociale et le progrès technique qui boude la culture normalisée.
L'innovation et la création ne se prédisent ni ne se commandent à coups de subventions. Pendant que l'État colbertiste donnait des coups d'épée culturels dans l'eau et tentait de créer artificiellement une informatique française, un jeune enseignant français inconnu, Philippe Kahn, quitte la France au début des années quatre-vingt pour aller créer en Californie, à partir de rien, Borland International. Dix ans plus tard, sa compagnie se classe parmi les premiers fabricants mondiaux de logiciels pour micro-ordinateurs.
Selon Marc Fumaroli, dont l'ouvrage L'État culturel a provoqué de vifs débats à Paris, l'étatisation de la culture française date surtout de la création par de Gaulle du premier ministère des Affaires culturelles. Sous la IIIe République (1875-1939), soutient Fumaroli, l'État joua essentiellement, dans le domaine de la culture, un rôle de conservateur des musées, des monuments nationaux et des "retraites studieuses" comme la Bibliothèque Nationale. La IIIe République répandait l'esprit des Lumières et la "culture cultivée" par l'intermédiaire de l'école publique, dont le modèle de rigueur et de démocratie élitaire continue de hanter les esprits à une époque où le déclin de l'instruction publique prend l'allure d'une débâcle même si le phénomène paraît moins prononcé en France qu'ailleurs. Les écrivains et les artistes, eux, survivaient en vendant leurs oeuvres ou avec l'aide d'amis et de mécènes: tels furent les locataires du Bateau Lavoir, Braque et Picasso. Encore durant les années cinquante et soixante, les oeuvres d'auteurs dramatiques comme Beckett ou Ionesco furent créées dans des théâtres parisiens non subventionnés.
Le déclin de la culture française dans le monde tient à ce que le rayonnement d'une culture dépend de la richesse et de la créativité de l'économie qui la sous-tend plutôt que des moyens artificiels que l'on met en oeuvre pour la promouvoir. La sclérose de la culture française vient non seulement des subventions qui la coupent du marché mais aussi des contrôles et des normes qu'impose l'État payeur et qui, artificielles, sont bousculées par les pratiques spontanées de l'interaction sociale et le progrès technique qui boude la culture normalisée.
L'innovation et la création ne se prédisent ni ne se commandent à coups de subventions. Pendant que l'État colbertiste donnait des coups d'épée culturels dans l'eau et tentait de créer artificiellement une informatique française, un jeune enseignant français inconnu, Philippe Kahn, quitte la France au début des années quatre-vingt pour aller créer en Californie, à partir de rien, Borland International. Dix ans plus tard, sa compagnie se classe parmi les premiers fabricants mondiaux de logiciels pour micro-ordinateurs.
Coût de l'immigration en France
Ceci étant dit, voici ce que montre A. Barbero : les «invasions barbares», qui provoquèrent la chute de l'Empire Romain d'Occident, ne doivent pas être imaginées comme un déferlement de hordes guerrières à la mongole, mais comme des déplacements de populations, plutôt pacifiques, bien que belliqueuses à l'occasion, quelquefois encadrées de guerriers, qui gardent leurs coutumes et ne s'intègrent pas, et qui, peu à peu, sapent l'autorité impériale et subvertissent l'Empire en créant des zones de non-droit de plus en plus grandes, jusqu'à, étape ultime, ce que l'autorité centrale s'effondre et l'Empire disparaisse.
On comprend à quel point le terrorisme intellectuel gauchiste est une arme puissante et pourquoi ceux qui la tiennent la défendent si ardemment : il leur est absolument indispensable qu'il y ait des choses qu'on ne puisse pas dire si ils veulent garder le contrôle du débat, si ils veulent garder le débat dans les limites qui leur conviennent c'est-à-dire «faut il beaucoup plus d'immigration ou énormément beaucoup plus d'immigration ?», «l'immigration est-elle une grande chance pour la France ou une énorme chance pour la France ?», «faut-il régulariser tous les clandestins ou seulement presque tous ?» etc . - M. TRIBALAT
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La monographie de Jean-Paul Gourévitch : Le coût de la politique migratoire en France
L’analyse est à la fois objective et chiffrée. Aujourd’hui, en période de crise économique, l’émigration et l’immigration coûtent 30,4 milliards d’euros à l’Etat, soit 2% du PIB. L’INSEE a dénombré environ 7,7 immigrés résidents en France, soit 12,7% de la population métropolitaine. Il serait d’y ajouter environ 550 000 clandestins. Le budget de la protection sociale représente près des 3/4 des dépenses de l’immigration. Notons que 14% des foyers immigrés bénéficient de la protection sociale contre 5% pour les “autochtones”. En définitive, il apparaît que l’immigration coûte plus qu’elle ne rapporte. A cela, Laurent Artur du Plessis souhaiterait ajouter l’adage : “on importe des bac-5 contre des bac +5″, tout en relatbien que celui-ci soit à le relativiser: l’Afrique perd ses cadres. Il est ensuite estimé que seulement 5% de l’immigration vient pour travailler.
On comprend à quel point le terrorisme intellectuel gauchiste est une arme puissante et pourquoi ceux qui la tiennent la défendent si ardemment : il leur est absolument indispensable qu'il y ait des choses qu'on ne puisse pas dire si ils veulent garder le contrôle du débat, si ils veulent garder le débat dans les limites qui leur conviennent c'est-à-dire «faut il beaucoup plus d'immigration ou énormément beaucoup plus d'immigration ?», «l'immigration est-elle une grande chance pour la France ou une énorme chance pour la France ?», «faut-il régulariser tous les clandestins ou seulement presque tous ?» etc . - M. TRIBALAT
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La monographie de Jean-Paul Gourévitch : Le coût de la politique migratoire en France
L’analyse est à la fois objective et chiffrée. Aujourd’hui, en période de crise économique, l’émigration et l’immigration coûtent 30,4 milliards d’euros à l’Etat, soit 2% du PIB. L’INSEE a dénombré environ 7,7 immigrés résidents en France, soit 12,7% de la population métropolitaine. Il serait d’y ajouter environ 550 000 clandestins. Le budget de la protection sociale représente près des 3/4 des dépenses de l’immigration. Notons que 14% des foyers immigrés bénéficient de la protection sociale contre 5% pour les “autochtones”. En définitive, il apparaît que l’immigration coûte plus qu’elle ne rapporte. A cela, Laurent Artur du Plessis souhaiterait ajouter l’adage : “on importe des bac-5 contre des bac +5″, tout en relatbien que celui-ci soit à le relativiser: l’Afrique perd ses cadres. Il est ensuite estimé que seulement 5% de l’immigration vient pour travailler.
Bryan Caplan et la démocratie
Il s’agit de la théorie de l’irrationalité rationnelle. Généralisée, elle peut se décrire ainsi : dans la limite de sa préférence pour la croyance, un individu met une certaine valeur dans le fait de ne pas apprendre, ou à défaut de pouvoir ignorer, des faits qui remettent en cause son idéologie. Cette loi, dans le domaine de l’économie individuelle, n’a pas de grandes conséquences. Le coût d’opportunité retombant entièrement sur l’individu, celui-ci a vite fait de corriger les erreurs de son idéologie — par exemple, si Jacques s’avisait que l’étranger était le reste du monde, il abandonnerait toutefois rapidement l’idée de tout faire par lui-même et de ne rien acheter d’autrui. Dans le domaine politique, toutefois, les coûts d’opportunité étant dilués « dans la masse » jusqu’à totalement disparaître, cette loi donne des résultats catastrophiques. Car, mettons qu'une mesure fasse perdre 1000€ par personne, le coût d'opportunité - en démocratie - approche de zéro (c'est la probabilité que le vote influence la décision finale). Donc aucun agents ne va prendre en compte la perte sèche totale liée aux votes irrationnels.
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Contrairement à ce qu’a supposé l’école des choix publics, et ce que soupçonnent les électeurs à propos des électeurs du camp opposé, les électeurs n’ont, en règle générale, pas de motivation égoïste. Leur vote ne leur coûtant rien, en effet, ils peuvent le mettre entièrement là où ils pensent être l’intérêt général. Cela pourrait être une bonne chose ; ça ne l’est pas. On compare souvent l’égoïsme à un poison détruisant la démocratie et la recherche du bien général. Or, l’égoïsme devrait plus être comparé à de l’eau, un diluant neutre, qu’à un poison. En effet, si l’idéologie dominante conduit à la catastrophe, l’égoïsme aura alors tendance à « limiter les dégâts ». Le fait que la démocratie tende à limiter l’égoïsme n’est donc pas une bonne chose, loin s’en faut.
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Contrairement à ce qu’a supposé l’école des choix publics, et ce que soupçonnent les électeurs à propos des électeurs du camp opposé, les électeurs n’ont, en règle générale, pas de motivation égoïste. Leur vote ne leur coûtant rien, en effet, ils peuvent le mettre entièrement là où ils pensent être l’intérêt général. Cela pourrait être une bonne chose ; ça ne l’est pas. On compare souvent l’égoïsme à un poison détruisant la démocratie et la recherche du bien général. Or, l’égoïsme devrait plus être comparé à de l’eau, un diluant neutre, qu’à un poison. En effet, si l’idéologie dominante conduit à la catastrophe, l’égoïsme aura alors tendance à « limiter les dégâts ». Le fait que la démocratie tende à limiter l’égoïsme n’est donc pas une bonne chose, loin s’en faut.
jeudi 29 avril 2010
Films avril 2010
Cinéma :
Nous allons vivre une très belle histoire d'amour
Gardien de l'ordre
Soul Kitchen
Les aventures extraordinaire d'Adèle Blanc-sec
Camping 2
Life during wartime
Mamuth
Télé, Dvd :
Les 400 coups
Tout ça... pour ça
Le genou de claire
La discrète
Fais moi plaisir
Un baiser s'il vous plaît
Changement d'adresse
La nuit nous appartient
Le choix de Sophie
Les nuits de la pleine lune
Nous allons vivre une très belle histoire d'amour
Gardien de l'ordre
Soul Kitchen
Les aventures extraordinaire d'Adèle Blanc-sec
Camping 2
Life during wartime
Mamuth
Télé, Dvd :
Les 400 coups
Tout ça... pour ça
Le genou de claire
La discrète
Fais moi plaisir
Un baiser s'il vous plaît
Changement d'adresse
La nuit nous appartient
Le choix de Sophie
Les nuits de la pleine lune
samedi 3 avril 2010
La praxéologie contre la philo du droit, défense des marchés
Il est certain que le gouvernement a le pouvoir de décréter des prix-plafond et d'emprisonner ou d'exécuter ceux qui achètent et vendent à des prix plus élevés. Mais la question est de savoir si une telle politique peut ou non atteindre les objectifs que le gouvernement s'est fixés en l'adoptant. Cela est un problème purement praxéologique et économique. Ni la philosophie du droit ni la science politique ne peuvent apporter quoi que ce soit à sa solution.
Le problème de l'interventionnisme n'est pas celui d'une délimitation correcte des tâches « justes », « naturelles » ou « convenables » de l'État et du gouvernement. La question est : comment fonctionne un système interventionniste ? Peut-il produire les résultats que les gens, en y recourant, veulent obtenir ? L. von Mises
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Le marché fonctionne mieux que la réglementation étatique :
D’un point de vue économique, le taux d’intérêt est le prix auquel s’échangent des biens présents contre des biens futurs. En d’autres termes, les décisions intertemporelles des agents sont fortement liées au taux d’intérêt: une baisse des taux par la banque centrale favorise la consommation par rapport à l’épargne, c’est-à-dire le présent par rapport au futur.
La manipulation des taux a les mêmes conséquences pour les entreprises et les banques: leur horizon temporel se raccourcit. Des investissements (souvent des mal-investissements) sont financés par la dette, alors qu’il conviendrait de développer à long terme la structure de capital.
Dans ce type d’économie où l’endettement est très fort, le marché boursier perd peu à peu son rôle originel visant à allouer efficacement des ressources pour la production. Il est de plus en plus utilisé pour des opérations à court terme, effectuées à crédit et avec un effet de levier conséquent.
Toutes choses égales par ailleurs, une même réglementation est beaucoup plus coûteuse pour une PME que pour une grosse entreprise: cette dernière peut plus facilement internaliser le coût de la complexité administrative et fiscale (elle dispose par exemple d’un service juridique).
Le problème de l'interventionnisme n'est pas celui d'une délimitation correcte des tâches « justes », « naturelles » ou « convenables » de l'État et du gouvernement. La question est : comment fonctionne un système interventionniste ? Peut-il produire les résultats que les gens, en y recourant, veulent obtenir ? L. von Mises
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Le marché fonctionne mieux que la réglementation étatique :
D’un point de vue économique, le taux d’intérêt est le prix auquel s’échangent des biens présents contre des biens futurs. En d’autres termes, les décisions intertemporelles des agents sont fortement liées au taux d’intérêt: une baisse des taux par la banque centrale favorise la consommation par rapport à l’épargne, c’est-à-dire le présent par rapport au futur.
La manipulation des taux a les mêmes conséquences pour les entreprises et les banques: leur horizon temporel se raccourcit. Des investissements (souvent des mal-investissements) sont financés par la dette, alors qu’il conviendrait de développer à long terme la structure de capital.
Dans ce type d’économie où l’endettement est très fort, le marché boursier perd peu à peu son rôle originel visant à allouer efficacement des ressources pour la production. Il est de plus en plus utilisé pour des opérations à court terme, effectuées à crédit et avec un effet de levier conséquent.
Toutes choses égales par ailleurs, une même réglementation est beaucoup plus coûteuse pour une PME que pour une grosse entreprise: cette dernière peut plus facilement internaliser le coût de la complexité administrative et fiscale (elle dispose par exemple d’un service juridique).
Dégagement de Debray
La république : s'intéresse à autre chose qu'à sa propre fonction, de sa propre activité. Nous dit Debray.
La société alvéolaire, la société corporative. Craint Debray.
-> Mais c'est la politique et le "rent senking" qui fait ça. C'est le pouvoir total de l'Etat. C'est le fait que c'est l'Etat qui dirige la vie politique et économique. Chacun est classé par l'Etat. Chacun se définit par rapport aux groupes de clients faits par l'Etat, pour la redistribution, pour le vol ! [Bref, le Public Choice]
17 juin 1940 avec le discours de Pétain. Défaite de la France. C'est la déchirure de la guerre qui a crée le mythe européen. Aujourd'hui, il n'y a que les vieilles personnes qui ont connu la guerre, qui peuvent croire à l'Europe.
La société alvéolaire, la société corporative. Craint Debray.
-> Mais c'est la politique et le "rent senking" qui fait ça. C'est le pouvoir total de l'Etat. C'est le fait que c'est l'Etat qui dirige la vie politique et économique. Chacun est classé par l'Etat. Chacun se définit par rapport aux groupes de clients faits par l'Etat, pour la redistribution, pour le vol ! [Bref, le Public Choice]
17 juin 1940 avec le discours de Pétain. Défaite de la France. C'est la déchirure de la guerre qui a crée le mythe européen. Aujourd'hui, il n'y a que les vieilles personnes qui ont connu la guerre, qui peuvent croire à l'Europe.
Composition d'un billet de cinéma
1. A quoi correspond le prix d’un billet de cinéma ?
TVA : taxe sur la valeur ajoutée. Le cinéma n’en est pas épargné : 5.5%
TSA : taxe spéciale aditionnelle, taxe qui est géré par le CNC et qui alimente le compte de soutien automatique du cinéma : environ 12%
SACEM : société des auteurs compositeurs éditeurs de musique : 1%
Salle de ciné : exploitants des salles de cinéma : environ 40.75%
Produc & Distrib : producteurs et distributeurs : environ 40.75%
2. Ca donne quoi en €uros sur un billet à 8€50 ? TVA : 0.4675€ TSA : 1.02€ SACEM : 0.085€ Salle de ciné : 3.4637€ Produc & Distrib : 3.4637€
TVA : taxe sur la valeur ajoutée. Le cinéma n’en est pas épargné : 5.5%
TSA : taxe spéciale aditionnelle, taxe qui est géré par le CNC et qui alimente le compte de soutien automatique du cinéma : environ 12%
SACEM : société des auteurs compositeurs éditeurs de musique : 1%
Salle de ciné : exploitants des salles de cinéma : environ 40.75%
Produc & Distrib : producteurs et distributeurs : environ 40.75%
2. Ca donne quoi en €uros sur un billet à 8€50 ? TVA : 0.4675€ TSA : 1.02€ SACEM : 0.085€ Salle de ciné : 3.4637€ Produc & Distrib : 3.4637€
Sur Wittgenstein
La philosophie est incapable de répondre aux questions métaphysiques sur le bien ou le mal par exemple. Pendant la guerre, il écrit dans ses carnets des considérations théologico-éthiques. (St Augustin, Kierkegaard, Tolstoï) avec un fidéisme avoué.
Il cherche un rationalisme moral.
Tout ce qui est à l'extérieur du mode mathématique ne peut pas se dire, il place donc l'éthique et l'esthétique dans un autre espace. Witt est à la fois mystique et très logicien.
Tout énoncé non vérifiable est dépourvu de sens. Il doit être rejeté en dehors du domaine philosophique ; selon le cercle de Vienne.
Il trace des limites (et non des bornes comme un sceptique) de la pensée.
La philosophie ce n'est pas changer les choses ni donner son avis, ni dire des vérités, mais bien de mieux voir les phénomènes. La philosophie laisse les choses en l'état.
Le plus difficile à connaître est ce qu'il y a de plus proches de nous.
Il cherche un rationalisme moral.
Tout ce qui est à l'extérieur du mode mathématique ne peut pas se dire, il place donc l'éthique et l'esthétique dans un autre espace. Witt est à la fois mystique et très logicien.
Tout énoncé non vérifiable est dépourvu de sens. Il doit être rejeté en dehors du domaine philosophique ; selon le cercle de Vienne.
Il trace des limites (et non des bornes comme un sceptique) de la pensée.
La philosophie ce n'est pas changer les choses ni donner son avis, ni dire des vérités, mais bien de mieux voir les phénomènes. La philosophie laisse les choses en l'état.
Le plus difficile à connaître est ce qu'il y a de plus proches de nous.
Louis Pauwels - "Le monôme des zombies"
« Ces jeunes avaient entre 8 et 14 ans en 1981. Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats de Coluche et Renaud nourris de soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de “touche pas à mon pote”, et, somme toute, les produits de la culture Lang.
Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part. Leur rêve est un monde indifférencié où végéter tièdement. Ils sont ivres d’une générosité au degré zéro, qui ressemble à de l’amour mais se retourne contre tout exemple ou projet d’ordre.
L’ensemble des mesures que prend la société pour ne pas achever de se dissoudre : sélection, promotion de l’effort personnel et de la responsabilité individuelle, code de la nationalité, lutte contre la drogue, etc., les hérisse.
Ce retour au réel leur est scandale. Ils ont peur de manquer de moeurs avachies. Voilà tout leur sentiment révolutionnaire. C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. Elle a perdu ses immunités naturelles ; tous les virus décomposants l’atteignent.
Nous nous demandons ce qui se passe dans leurs têtes. Rien, mais ce rien les dévore. Il aura suffi de cinq ans pour fabriquer dans le mou une telle génération. Serait-ce toute la jeunesse ? Certainement pas. N’ayant pas à courtiser les minus, osons dire que c’est la lie avec quoi le socialisme fait son vinaigre. »
Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part. Leur rêve est un monde indifférencié où végéter tièdement. Ils sont ivres d’une générosité au degré zéro, qui ressemble à de l’amour mais se retourne contre tout exemple ou projet d’ordre.
L’ensemble des mesures que prend la société pour ne pas achever de se dissoudre : sélection, promotion de l’effort personnel et de la responsabilité individuelle, code de la nationalité, lutte contre la drogue, etc., les hérisse.
Ce retour au réel leur est scandale. Ils ont peur de manquer de moeurs avachies. Voilà tout leur sentiment révolutionnaire. C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. Elle a perdu ses immunités naturelles ; tous les virus décomposants l’atteignent.
Nous nous demandons ce qui se passe dans leurs têtes. Rien, mais ce rien les dévore. Il aura suffi de cinq ans pour fabriquer dans le mou une telle génération. Serait-ce toute la jeunesse ? Certainement pas. N’ayant pas à courtiser les minus, osons dire que c’est la lie avec quoi le socialisme fait son vinaigre. »
La société se fonde sur son passé - Lévi-Strauss
On ne fait jamais une société à partir d'un système. Une société est d'abord faite de son passé, de ses mœurs, de ses usages : ensemble de facteurs irrationnels contre quoi les idées théoriques s'acharnent - Lévy strauss, icône des réactionnaires
Contre l'altruisme institutionnalisé
La discrimination positive est une forme de politique chromatique
La paresse des intellectuels, qui jamais ne sortent des sentiers battus. Il existe une forme de division du travail en quelque sorte : payer des gens pour penser à sa place
On aime les autres. On doit les aimer, il est illégal et fasciste de ne pas les aimer. Cette dictature sentimentale se nomme le vivre-ensemble (la solitude -première liberté- permet de réfléchir beaucoup trop).
La paresse des intellectuels, qui jamais ne sortent des sentiers battus. Il existe une forme de division du travail en quelque sorte : payer des gens pour penser à sa place
On aime les autres. On doit les aimer, il est illégal et fasciste de ne pas les aimer. Cette dictature sentimentale se nomme le vivre-ensemble (la solitude -première liberté- permet de réfléchir beaucoup trop).
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